Namur-Luxembourg Les commerçants de Namur posent leurs conditions avant leur réunion avec la Ville.

On peut dire que les commerçants ont eu raison de faire entendre leurs doléances à l’échevin Gennart lors de la présentation de l’étude faite par un organisme tiers afin de dégager la meilleure stratégie pour soutenir nos commerces. La réunion d’information s’est muée en pugilat et le collège a décidé de procéder à une concertation plus générale des commerçants.

Avant une nouvelle rencontre avec tous les commerçants intéressés à l’hôtel de ville, les associations ont eu une entrevue avec les échevins il y a quelques jours. Ils ont établi une liste de conditions préalables à toute collaboration. "Afin de mener à bien cette étude et ne pas mettre à la poubelle l’investissement de 56.000 euros", précise Gauthier Salpeteur, leur représentant.

Rétablir d’urgence l’accessibilité du centre-ville. Pour eux, il faut annuler le plan de circulation installé l’été dernier. "Nous voulons ouvrir la boucle que forment les boulevards Melot, place de la Station, rue de Fer, rue Saint Jacques et rue de Bruxelles." Rien que ça.

Règlementer rapidement le problème de la mendicité. Les SDF sont moins à blâmer que les bandes organisées. Aussi, dans leur ligne de mire : les pickpockets, les pseudo-sectes et l’ivresse en rue. "Cela ternit l’image d’une ville accueillante. Si rien n’est fait rapidement, cela fera fuir aussi bien nos clients que les touristes et les futurs riverains potentiels", s’inquiète Gauthier Salpeteur.

Développer le parking de proximité en voirie. Les commerçants du centre se plaignent que ceux de la périphérie sont plus accessibles qu’eux. Ils espèrent aussi, par ce parking en rue, augmenter le sentiment de sécurité en soirée. Quant aux horodateurs, ils proposent que la première heure soit gratuite.

Restaurer la variété du commerce namurois. "L’étude le dit : cette diversité est ébranlée. Les chiffres d’affaires sont à la baisse, tout comme la fréquentation des rues (confirmée par GAU)", assure Gauthier Salpeteur. Le commerce au centre-ville mérite un budget substantiel réservé uniquement à promouvoir les animations commerciales, estime-t-il.