“On a été victime de cet amas de foule”

Sébastien Monmart Publié le - Mis à jour le

Namur-Luxembourg

Le propriétaire du ponton revient sur l’accident

DINANT Au lendemain de l’incident qui a vu le ponton de la société des bateaux électriques Pitance s’effondrer avec plusieurs centaines de personnes massées dessus lors de la 30e édition de la Régate de baignoires de Dinant, le propriétaire du ponton, Olivier Pitance, est revenu avec nous sur cet incident.

S’il n’y a pas eu de victime, les dégâts pour sa société sont considérables. “Tout le ponton qui sert de base est détruit. Trois bateaux ont été emportés avec le ponton, ils ont pris l’eau. Le montant des réparations se chiffre sans doute en plusieurs dizaines de milliers d’euros.”

Une enquête a été ouverte par le parquet de Dinant. Celle-ci tentera d’établir les responsabilités de chacun dans cet incident. “Le ponton fait 100 m² et pèse 100 tonnes. Autant dire qu’il est solide. Avant l’incident, 35 personnes qui étaient nos clients se trouvaient sur le ponton. Deux de mes employés étaient là. Lorsque les baignoires sont arrivées, plusieurs centaines de personnes se sont amassées sur le ponton alors qu’elles ne pouvaient pas. Mes deux employés ont été submergés et n’ont pu contenir la foule. Les spectateurs se sont tous mis du même côté, je vous laisse imaginer la suite.”

Toutefois, cet incident et ces dégâts ne contraignent pas Olivier Pitance à fermer temporairement son activité. À un mois de la fin de la saison, le commerçant a trouvé une solution temporaire. “En un mois, il est impossible de reconstruire un ponton. En attendant les résultats de l’enquête, j’utilise le ponton voisin avec les 10 bateaux qu’il me reste.”

Du côté de la Ville de Dinant et du bourgmestre, l’heure sera prochainement au débriefing et aux enseignements à tirer en vue de la prochaine édition. Le but sera de trouver des mesures adéquates. “Il est évident que l’année prochaine, nous interdirons l’accès aux pontons privés. Les pontons publics s’étalent eux sur la longueur, il n’y a donc pas de risque d’effet de masse. Nous modifierons aussi légèrement le plan d’urgence. Par exemple, nous avons vu que les véhicules de secours étaient parqués à un mauvais endroit. La panique et la curiosité des gens empêchaient parfois l’ouverture des portières”, a conclu Richard Fournaux.



© La Dernière Heure 2012
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