Namur-Luxembourg La campagne touche à sa fin et ramène son lot d’anecdotes comme chaque année.

À la zone de police Orneau-Mehaigne - qui couvre Gembloux, Eghezée et La Bruyère -, nous avons rencontré l’adjoint du chef de la section roulage, l’inspecteur principal Frédéric Boswell. Pour les deux mois de la campagne en cours, on peut estimer à 2.000 le nombre de personnes soumises à un contrôle d’alcoolémie.

Le policier insiste sur le côté prévention des campagnes, mais ajoute que lors d’une intervention pour un accident, l’éthylotest est utilisé d’office.

Au cours de ses douze ans à la police, il a eu l’occasion d’observer les gens et nous confie quelques anecdotes. Si certaines excuses prêtent à sourire, il nous confie : "Au fil du temps, elles ne me font plus rire. En roulage, il y a les contrôles de vitesse, de port de la ceinture, d’emploi de GSM ou de GPS où les gens débordent d’imagination. Pour le contrôle d’alcoolémie, c’est moins le cas, on est positif ou on ne l’est pas et on discute rarement. En général, les conducteurs acceptent volontiers d’être contrôlés. Parfois, il y a en a un qui se rebiffe mais lorsqu’il s’aperçoit que nous sommes en nombre, il se calme rapidement."

Lorsque le Sampler est positif et qu’on passe à l’éthylotest, les excuses fusent mais sont peu crédibles : "J’ai bu un verre ou deux en mangeant". Au fil de la procédure s’y ajoute un apéritif et un pousse-café, certains arguant même qu’ils prennent des médicaments.

Quand il y a retrait de permis, les gens doivent laisser le véhicule sur place et trouver un moyen pour rentrer chez eux en taxi, avec un ami ou la famille : "Madame vient chercher son mari ou un père récupère ses enfants. Cela se passe en général calmement et les esclandres sont plutôt rares."

Dernièrement, nous avons eu un cas spécial : "Un chauffeur nous avoue qu’il fait le Bob parce qu’il est moins plein que son copain. Il est positif et prend 3 heures de retenue de permis plus une amende. Après contrôle, le copain s’avère être sobre et peut prendre le volant pour rentrer." On n’a pas dû faire appel à la famille mais l’amende a été maintenue.