Namur-Luxembourg L’organisateur des "randonnues" est poursuivi au tribunal correctionnel d’Arlon

Le parquet d’Arlon a ouvert une information judiciaire à l’encontre de Paul-Yves Depré, organisateur des "randonnues" et fondateur de Naturlux. Il a estimé qu’il y avait suffisamment d’éléments pour le poursuivre devant le tribunal correctionnel.

Une citation à comparaître a été lancée pour outrage public aux bonnes mœurs en présence de mineurs d’âge. L’audience est fixée au 12 novembre. "Des parents ont déposé plainte car lors d’une promenade dans les bois de Florenville, en compagnie de leurs jeunes enfants, ils ont croisé le groupe de naturistes. Ils ont été choqués par cette rencontre ", explique Patricia Devaux, la magistrate en charge du dossier.

Des poursuites ont, par ailleurs, été engagées contre lui, dans le dossier de la séance photos à Arlon. Pour rappel, six femmes, âgées de 20 à 40 ans, originaires de Mons, Dinant et du Nord de la France avaient posé nue au centre-ville. Poursuivies pour outrage public aux bonnes mœurs, elles avaient expliqué avoir été manipulées par l’organisateur des "randonnues". En mars 2011, cinq d’entre elles avaient bénéficié de la suspension du prononcé. La sixième avait écopé d’un mois de prison, avec un sursis de trois ans.

Paul-Yves Depré affirme, pour sa part, qu’il n’a rien à se reprocher. "C’est de l’intimidation. L’objectif est évident : arrêter les promenades naturistes, alors qu’elles n’ont rien d’illégal. Le 12 novembre, je ne me présenterai pas devant le tribunal. Si on me condamne à une peine d’emprisonnement par défaut, j’irai en appel, en espérant qu’à la cour d’appel de Liège, les magistrats seront plus ouverts."

Le fondateur de Naturlux regrette, par ailleurs, que les promesses faites par Paul Furlan n’ont pas été tenues. "Nous attendons toujours les cinq centres naturistes avec balnéothérapie. La Flandre est moins conservatrice. En Wallonie, actuellement rien n’est prévu pour nous", conclut-il.