Namur-Luxembourg Philippe Courard, président du PS Luxembourg, va poursuivre les actions de sensibilisation.

Le PS Luxembourg, qui, le 27 juillet dernier, lançait une pétition pour sauver l’institution provinciale luxembourgeoise, n’a pas encore atteint l’objectif qu’il s’était fixé, à savoir récolter un millier de signatures.

Quinze jours après la mise en ligne, le nombre de signataires n’atteint pas la barre des 300. Parmi les 266 personnes, ayant apporté leur soutien à l’institution, à la date du 10 août, plusieurs ne vivent pas dans la province de Luxembourg. Un désintérêt des Luxembourgeois pour l’avenir de leur province ? "C’est la première fois que je lance une pétition, nous a confié Philippe Courard, président du PS Luxembourg. Il ne faut pas, trop vite, analyser et interpréter les chiffres. En août, de nombreux citoyens sont en congé. Nous allons relancer la dynamique au niveau des conseils provinciaux début septembre et, sans doute, organiser, à la rentrée, de nouvelles actions pour montrer, avec des exemples concrets, l’impact négatif pour les citoyens. "

Philippe Courard ne cache pas son inquiétude. " Je suis effectivement très inquiet, continue-t-il. Les emplois locaux risquent d’être délocalisés vers Bruxelles ou Namur. De nombreux services aux citoyens, comme le bibliobus, les implantations d’enseignement spécialisé, le système de télévigilance pour les personnes âgées, les primes pour étudiants dans le supérieur ou encore la locomobile pour se rendre dans les hôpitaux, seront impactés. En effet, 100 % de l’impôt provincial est entièrement redistribué aux citoyens luxembourgeois via des services et actions de proximité. "

Selon le président du PS Luxembourg, Vivalia, l’intercommunale de soins de santé, ne sera pas épargnée. " Actuellement, 53 % du déficit des hôpitaux est pris en charge par la province, rappelle-t-il. Si elle disparaît, l’entièreté sera à charge des communes. Elles ne pourront supporter cette charge supplémentaire. "

Le PS Luxembourg a décidé de reporter la date de clôture de la pétition au 30 septembre. Elle sera ensuite remise au gouvernement wallon.