Namur-Luxembourg Les hommes de Jean-François Beguin terminent sur le podium.

Troisième avant de débuter cette dernière journée, Fosses (48 points) avait l’occasion de sauver sa saison en se maintenant sur le podium, synonyme de montée directe en D3 amateurs ou de tour final. Pour cela, il fallait impérativement l’emporter ou, en cas de contre-performance, espérer que les concurrents directs perdent des points.

On pensait que Fosses n’aurait pas de difficultés ce dimanche mais les Fossois se sont inclinés à la surprise générale à Rochefort (2-1). "On avait le match en main, un grand gardien et un arbitrage favorable. On menait 0-1 à neuf minutes du terme et malgré cela on s’incline. Le coaching n’a simplement pas été bon. On a aussi eu l’impression que Rochefort jouait sa survie", commente le président de Fosses Christophe Graulus.

Il fallait donc que le second cas de figure se produise. Assesse (46 points) n’a pu faire mieux qu’un match nul à Ligny (2-2) tandis que Nismes (46 points) s’est incliné à Wépion (3-1). Jusque-là, tout allait bien. Mais il restait tout de même un concurrent à surveiller. Profondeville (4e avec 47points) s’est imposé à l’Arquet et coiffe donc Fosses sur le fil.

"C’est une position inespérée", confie le président de Profondeville, Jean-Pierre Baily. "En début de saison, tout le monde nous mettait dans les descendants et finalement nous voila sur le podium. On a soufflé le chaud et le froid durant plusieurs saisons avec surtout une descente en P2 il y a deux ans et pour notre retour en P1 nous voici à cette position. Une année de plus à ce niveau n’aurait pas fait de mal pour l’équipe mais si l’occasion de monter en D3 amateurs se présente, il faut saisir l’occasion même si on ne sait pas encore réellement comment ça va aller pour le tour final."

Côté fossois, la déception était logiquement au rendez-vous. "Les joueurs ont été tributaires des consignes données avant le match. Ceci dit, on ne mérite pas mieux que la défaite. On va préparer la saison prochaine en vue de la P1 et pas de la nationale. On visera le ventre mou…" conclut Christophe Graulus.