Namur-Luxembourg Louis Topé y fait une cuisine authentique : chèvre, mouton, moambe, tripes, banane plantin, ignames, yassa, chikwangue…

Louis Topé a toujours cuisiné. Là-bas au pays, en Côte d’Ivoire avant d’arriver en Belgique au début des années 2000. Cela fait dix ans qu’il vit dans le Namurois. Après avoir œuvré quelques années chez le traiteur Paulus et s’être occupé de la cuisine du pavillon africain à Pairi Daiza, le voilà qui ouvre son restaurant.

"Je l’ai appelé Akwaba qui signifie Bienvenue. À la carte, on trouve toutes les spécialités d’Abidjan, de Côte d’Ivoire et aussi certains plats qu’on mange au Sénégal. Si vous venez chez moi puis que vous prenez l’avion pour l’Afrique, vous ne serez pas dépaysé", assure celui qui n’a rien belgicisé à ses recettes.

Akwaba se trouve rue Borgnet, juste à côté du Café des Arts, qui donne sur le square Leopold. On pourrait passer à côté sans remarquer ce restaurant de 20 couverts. "On a ouvert juste avant Noël. On doit encore faire aménager la devanture, mettre une enseigne pour que les passants remarquent qu’un restaurant ivoirien a ouvert."

Louis assure seul en cuisine avec un coup de main de son épouse tandis que la salle et le bar sont gérés par Jocelyne, sa partenaire professionnelle. Ici, on est dans un vrai restaurant avec une vraie carte, pas dans un des bistrots où il est possible de manger africain rue Rogier.

Les Namurois vont-ils accrocher à ce concept authentique, nouveau dans leur ville ? "Ceux qui ne connaissent pas, je les orienterai d’abord vers un poisson braisé accompagné de bananes frites. Ou un poulet sauce cacahuète avec du riz", glisse Louis.

Une chose est certaine, il y a bien des mets savoureux typiques à découvrir entre le poulet Attiéké, la sauce gombo, le tilapia aux ignames, la thieboudienne (ou riz au gras). On choisit la viande ou le poisson et les accompagnements : riz, banane ou produits dérivés du manioc comme foutou ou chikwangue… Mais pas de dessert au menu. "Chez nous, on ne mange de dessert qu’aux mariages. Une fois qu’on a terminé son plat, on est repu, on n’a pas besoin d’autre chose", sourit Louis