Namur-Luxembourg Climat toujours amer entre Deville et Cheffert

Dans un an, le 14 octobre 2018, se tiendront les prochaines élections communales et provinciales. En province de Namur, Ciney est sans conteste une des communes où la bataille sera rude. Et elle a déjà débuté, sur fond de dissensions internes au MR, première force politique dans la capitale du Condroz. Actuellement, au sein du collège, le bourgmestre Jean-Marie Cheffert et l’échevin Frédéric Deville, déclarés meilleurs ennemis depuis que le premier a tenté de débarquer le second après des joutes politiques et même une enquête judiciaire, veulent montrer que les affaires courantes sont assurées, que les projets pour les citoyens continuent d’être développés. Mais en coulisses, on dit que l’ambiance reste lourde. Que les amertumes sont toujours là.

Le collège a interdit à Frédéric Deville de communiquer au nom de l’exécutif. Le bourgmestre est devenu "officiellement" le seul habilité à le faire. Mais l’échevin, pour les dossiers qui relève de sa compétence, continue ses annonces. Fidèle à ce qu’il avait d’ailleurs annoncé cet été : "Le bourgmestre ne va pas m’empêcher d’envoyer des mails".

Ce jeudi, Frédéric Deville avait prévu une communication autour d’un projet de propreté publique en partenariat avec des agriculteurs, finalement reportée parce que le maïeur qui devait être présent a eu un empêchement…

En cette semaine encore, un vent favorable nous a apporté un courrier daté du 24 juillet 2017, signé par Pierre-Yves Dermagne alors ministre wallon des Pouvoirs locaux, ayant pour objet les "doléances du bourgmestre Jean-Marie Cheffert à l’encontre de l’échevin Deville". Dans cette missive, le Rochefortois (bien échu que le ministre soit aussi un voisin) rappelle que "le fait d’accepter une transaction pénale ne constitue ni aveu, ni reconnaissance de culpabilité", que "l’on ne peut reprocher à un mandataire public d’assurer sa visibilité et d’avoir des ambitions politiques pour de prochaines élections", que "le rôle de la tutelle n’est pas de régler les problèmes personnels au sein d’un groupe politique communal". Pas impossible que d’autres documents de ce type ressortent durant la campagne…

L.S.