Namur-Luxembourg Le directeur général de l’intercommunale réagit à la suite des perquisitions à Bertrix et à Marche

Yves Bernard, le directeur général de Vivalia, est sorti de sa réserve, mercredi, à la suite des récentes perquisitions menées par des policiers de la Police judiciaire fédérale (PJF) d’Arlon, dans des locaux de l’intercommunale de soins de santé de la province de Luxembourg, à la demande du juge d’instruction Émile Lelièvre. Rencontre.

Où ces perquisitions ont-elles eu lieu ?

"Au siège central de l’intercommunale de soins de santé, à la Clairière à Bertrix, ainsi qu’à l’hôpital Princesse Paola à Marche-en-Famenne. À ma connaissance, il n’y en a pas eu d’autres. Ces perquisitions font suite à une plainte déposée il y a quelques mois."

Cette plainte émane d’un(e) employé(e) licencié(e) par Vivalia ?

"Je n’ai reçu aucune information au sujet de la personne qui a déposé plainte. J’ignore ses motivations."

Sur quoi portent les soupçons ?

"Les enquêteurs ont saisi des documents ‘papier’ et sur support informatique car ils soupçonnent une infraction à la loi sur les marchés publics lors de l’achat de matériel médical. Les services concernés par cette perquisition ont collaboré avec les policiers. Toutes les pièces utiles à l’enquête leur ont été remises. Vivalia n’a rien à cacher."

De quel matériel médical s’agissait-il ?

"La question de savoir quel matériel est concerné par l’enquête importe peu car la procédure à suivre est la même pour tous les types d’achat, qu’il s’agisse de petits ou de gros matériels. Notre directeur des marchés publics suit cette procédure dans le respect de la loi sur les marchés publics. Jusqu’à preuve du contraire, il n’a rien à se reprocher."

Quelqu’un cherche à nuire à l’intercommunale ?

"Je l’ignore. Quoi qu’il en soit, nous laissons la justice faire son travail. Nous attendons les conclusions de cette enquête dans la sérénité."

Nadia Lallemant