Namur Dans son programme, le PS insiste sur l’égalité entre tous les Namurois

Pour mettre en perspective ses propositions et ses engagements aux électeurs du 14 octobre prochain, le PS namurois a bien évidemment fait le bilan de la majorité actuelle, à savoir 12 ans de la tripartite CDH/MR/Ecolo. "On a beau dire que Namur était une belle endormie et que tout va bien maintenant, la situation de bien des Namurois n’est pas si rose que ça", affirme la tête de liste PS aux communales Eliane Tillieux.

Elle met en avant le taux de chômage notamment, pour montrer que Namur n’en fait pas assez pour les jeunes générations. "Namur a un taux de personnes sans emploi pire que la moyenne wallonne : 15,6 % contre 14,4 %. En juillet 2018, 1.353 Namurois de moins de 25 ans étaient au chômage. La population stagne alors qu’elle augmente dans toutes les communes de la province. Le revenu moyen par habitant est très inférieur aux communes voisines comme La Bruyère. Cela veut dire que les jeunes ménages ne trouvent pas leur place à Namur, de logement qui leur convient, et s’installent ailleurs. C’est une perte de recettes pour la Ville est c’est très inquiétant pour l’avenir", pose-t-elle comme diagnostic.

On l’a compris : le PS fait campagne sur le logement, le chômage (territoire zéro chômage de longue durée, voir nos éditions de vendredi) et l’attractivité pour les jeunes ménages, les fonctionnaires de l’administration wallonne… "Un toit et un emploi, cela permet de mieux vivre ensemble."

Eliane Tillieux, candidate bourgmestre, s’engage à ne pas délaisser les villages qui se sentent parfois oubliés en matière d’infrastructures notamment. "Pour chaque euro dépensé en centre-ville, un euro sera dépensé en périphérie. et on pourrait soumettre le téléphérique à la consultation populaire ou décider d’attribuer ce budget de 600.000€ par an à des garderies ou repas scolaires gratuits."

Elle ne compte évidemment pas augmenter les impôts et propose même d’exonérer de taxes les créateurs, les petits commerçants qui voudraient s’installer dans le centre-ville, pendant un an ou deux, comme coup de pouce. "Ce qui rend Namur attractive et unique, ce ne sont pas les produits des multinationales et qu’on trouve partout ailleurs, mais ce que fabriquent nos producteurs."

Magali Veronesi