Namur Le généreux donateur en a assez d’être baladé depuis le mois de novembre


Alors que l’ASBL Cercle de Notre-Dame vient d’offrir un chèque de 2.602 euros au Projet 78 pour la création d’un abri de jour pour les sans-abri à Namur, on apprend que le donateur commence à s’impatienter.

"Il a l’impression qu’on balade notre ASBL, Educ’action et dignité, alors qu’il nous fait confiance pour mener à bien ce projet en collaboration avec les associations de terrain", révèle Robert Bourgeois. "D’autant plus que le bourgmestre Maxime Prévot relaie des contre-vérités à notre sujet."

Selon le bourgmestre au conseil communal conjoint, le projet aurait été monté à la va-vite et n’offrirait pas toutes les garanties. "Ce qui est faux. La première fois que nous en avons parlé, c’était en novembre dernier, il y a 7 mois. À ce stade, le financement venait d’être trouvé et le projet était encore flou. Ce qui était normal étant donné qu’on voulait le coconstruire. Si on était arrivé avec un dossier ficelé, on nous aurait reproché de ne pas laisser de place à la concertation", explique le président de l’ASBL.

Depuis, des assurances bancaires ont été fournies au CPAS, propriétaire du local convoité au 78 de la rue Saint-Nicolas, et les directeurs (général et financier) ont trouvé toutes leurs assurances. "Des réunions ont eu lieu avec la ville, les associations, le relais social, la dernière à la mi-mai", énumère Robert Bourgeois.

À ce stade, il craint fort que l’accueil de jour ne soit pas ouvert pour le novembre et son donateur également. "C’est pourquoi il m’a informé qu’il espérait bien que la situation serait débloquée pour la fin de la semaine prochaine. Ce n’est pas un ultimatum, mais ça y ressemble", informe l’ASBL Educ’action et dignité.

Le président du CPAS lui aurait bien soumis un autre endroit, le rez-de-chaussée où se trouve actuellement le Relais Santé, mais la surface serait bien trop petite pour le projet d’excellence souhaité par le donateur. "Si l’accueil de jour se passe bien, il s’est non seulement engagé à le financer sur 5 ans, mais j’ai le sentiment qu’il pourrait s’investir encore davantage dans notre ville", plaide celui qui appelle le bourgmestre à un "geste de cœur humaniste" en levant son veto sur le 78 rue Saint-Nicolas.