Namur Un mois avant les élections, le péket ne figurera pas dans les dépenses électorales.

Les Fêtes de Wallonie, c’est l’occasion de boire du péket ou une bière, d’en offrir aussi. Et le budget de certains parmi les politiques atteint plusieurs centaines d’euros sur quelques jours. Alors, à un mois du scrutin communal, les élus namurois vont-ils continuer à offrir des verres comme à leur habitude ? Doivent-ils se restreindre ? Voire demander une facture et les inclure dans leurs dépenses électorales, dont le montant maximal est fixé par arrêté ministériel ?

Chez Ecolo : "Les candidats n’offrent pas de verres pour respecter les règles électorales. C’est ce qui fait la différence par rapport aux autres campagnes", précise la tête de liste Philippe Noël dont les troupes vont surtout se retrouver aux Ponts Spalaux durant le week-end et le lundi midi à l’école des pauvres.

À Défi : même consigne, on n’offre pas de péket ou autre. Comme le parti est tout neuf à Namur, il n’a pas encore ses habitudes et n’a pas décidé d’endroit de rassemblement.

Au parti socialiste : "En ce qui concerne les verres, les candidats ne peuvent effectivement pas en offrir, à part à leurs proches et famille à qui il le ferait en temps normal", dit la candidate bourgmestre Eliane Tillieux pour qui les Wallos sont une opportunité pour les candidats de rencontrer beaucoup de Namurois en quelques jours et de discuter avec eux dans une ambiance décontractée. On les verra au discours du bourgmestre, à l’apéro des Namurois lundi fin de matinée et au concert des Copains d’abord du lundi.

Pour le CDH, pas question d’offrir des tournées générales, mais le bourgmestre Maxime Prévot ne compte rien changer à ses habitudes "sinon on va me traiter de radin quand ce sera mon tour d’offrir", rigole-t-il. "J’ai donné le conseil à mes colistiers de faire comme d’habitude, d’aller où ils vont les autres années sinon on verra que ce n’est pas naturel. Certains vont certainement glisser une petite carte de visite ou l’autre. Mais ce sont surtout les citoyens qui interpellent les candidats plutôt que l’inverse en général". Pas de rendez-vous fixé pour la liste orange, même si certains élus passent souvent par le Prince Baudouin. "Personnellement, je fréquente le quartier des Arsouilles, mais je ne demande pas à tout le monde de me rejoindre."

Au MR, pas de rendez-vous fixé. Mais l’échevin Bernard Guillitte, numéro 4 sur la liste, avoue qu’il ne passera par les Ponts Spalaux, le quartier où l’on sert à boire dans des gobelets réutilisables, où les toilettes sont sans produits chimiques et où son service environnement tiendra un stand de sensibilisation. "Je ne compte pas offrir des verres à la cantonade. Mais je ne me priverai pas d’offrir un verre à un ami ou l’autre comme chaque année. Ce n’est pas une dépense électorale."