Namur

Sainte Walburge face à Belgrade ce samedi 21h à Spa

Belgrade va jouer sa saison sur un mois et demi. En championnat, les Namurois font partie d’un peloton de six équipes qui revendiquent les deuxième et troisième places en D3, synonymes de playoffs. Ce samedi soir, face à Sainte-Walburge, ils peuvent décrocher la Coupe AWBB réservée aux équipes de nationale. La compétition aurait logiquement dû sacrer un pensionnaire de l’antichambre de l’élite, mais ce sera forcément une équipe de D3 qui émergera. "Au vu du parcours réalisé pour disputer l’apothéose, on a vraiment à cœur de terminer le boulot", confie le meneur Donovan Walasiak. "En quart de finale, nous avons éliminé le Royal IV (NdlR : huitième en D2). La première confrontation ayant été entachée d’une faute d’arbitrage, nous avons même dû les battre à deux reprises (sourire). Ensuite, il a fallu s’arracher pour émerger à la dernière seconde face à Lambusart. Ce serait donc vraiment dommage de buter sur la dernière marche."

Sainte-Walburge est en grosse difficulté en D3B. Sauf revirement spectaculaire, les Liégeois ne pourront pas éviter la relégation en R1. La Coupe est le seul moyen de sauver leur saison et l’arrivée de Jacques Stas il y a un mois a amené un nouveau souffle. Passé par Liège entre 2014 et 2016, Donovan connaît quelques-uns de ses adversaires. "Leur classement ne reflète pas le jeu développé. Ce n’est certainement pas une équipe à prendre à la légère. Lloyd Tshomba marque très facilement. Isradieu Kisenga est un pivot difficile à contenir alors qu’Alexandre Eyenga est très hargneux défensivement en périphérie. En général, c’est un groupe très physique que je pourrais comparer à Anderlecht qui évolue dans notre série."

Pas vraiment un style de jeu qui convient aux Namurois. Ils avaient d’ailleurs courbé l’échine face aux Bruxellois fin février (71-79). "On alterne le chaud et le froid depuis le nouvel an (NdlR : trois victoires pour autant de défaites). On a peut-être fait preuve de suffisance à certains moments. Cela doit nous servir de leçon."

Thiry, en formation à l’étranger, sera absent. Belgrade devra trouver des solutions collectives pour pallier l’absence de son pivot dominant.