Namur Le projet de cheminement dans le parking SNCB doit être transmis au ministre Bellot. La Ville met 100.000 €

Parmi les dossiers à rebondissements de Patricia Grandchamps figure celui du passage sous la gare reliant Bomel à la place de la Station. Un passage fermé unilatéralement par la SNCB et que la Ville tente de rouvrir par tous les moyens.

"J’espère que ce sera réglé dans les prochaines semaines" , assure l’échevine de la Mobilité. "Je crois que j’aurai tout essayé : question parlementaire, interpellation du ministre Bellot… J’espère que ça va aboutir."

L’été 2016, la SNCB a placé des barrières devant l’accès de son parking sous la gare de Namur. Un parking qui servait aux habitants de Bomel de passage pour accéder au centre-ville. Et dont la fermeture en a embarrassé plus d’un.

"Lorsque la Ville a manifesté son opposition, la SNCB a répondu qu’elle décidait ce qu’elle voulait car elle était chez elle et que le passage par le parking de milliers de Namurois était source d’insécurité et de vandalisme", rappelle Patricia Grandchamps.

Devant les protestations de nombreux Namurois et du comité de quartier de Bomel, l’échevine a poursuivi pour faire revenir la SNCB sur ses positions. Sans succès. "Nous avons proposé des alternatives, avec une intervention financière de la Ville, mais cela a été refusé par principe. Ils n’ont même pas voulu les examiner", regrette celle qui a dès lors interpellé directement le ministre fédéral de la Mobilité.

"François Bellot a accepté de venir voir sur place. Nous lui avons présenté trois pistes et il a préféré que nous en approfondissions une, qui signifie effectivement la perte de quelques places de parking, mais assure un cheminement sûr pour les piétons et cyclistes, sur 3 ou 4 mètres de large."

Les services de la Ville doivent encore estimer le coût de ces aménagements. Mais une chose est certaine : Namur a prévu 100.000 € pour le faire.

"Une fois que ce sera fait, le ministre Bellot examinera le dossier. Je ne sais pas comment ça va se passer ensuite, s’il peut éventuellement l’imposer à la SNCB dont l’administration était contre par principe, mais il nous a assurés de sa bonne volonté donc j’ai bon espoir", conclut Patricia Grandchamps.