Namur Le Rullot, à 28 ans, va se mettre au service des jeunes et de sa famille.

"Boris disputait donc sa dernière course pro en Belgique aujourd’hui. Quel plaisir de le voir en tête dans le final de cette dernière manche de la coupe de Belgique ! Une tranche de vie se termine pour lui, une autre va bientôt commencer au service des jeunes. Merci pour tout, Boris."

C’est par ces quelques mots, sur le site des supporters de Boris Dron que Frédéric Vandesande parle de la dernière course du Rullot, Putte-Kapellen où il a une fois de plus fait preuve de velléité offensive.

"Ça fait partie de mon tempérament et je pense pouvoir dire que j’ai toujours aimé rouler de la sorte", confirme Boris. "Et donc, j’ai tenu à me mettre une dernière fois en évidence lors de cette course. Histoire de mettre un terme à ma carrière sur une bonne note."

En effet, on ne le verra plus en action sur nos routes et sur les compétitions internationales à partir de la saison prochaine. Un fin de carrière prématurée puisque Boris n’a que 28 ans mais des problèmes de santé récurrents ont eu raison de sa motivation. "Depuis le zona lors de la saison 2015, je n’ai jamais pu retrouver les sensations et la force qui étaient la mienne. Pourtant, au début de la saison, je me sentais plutôt bien avec notamment de belles prestations lors du Tour de Catalogne (NdlR : où il a porté le maillot de meilleur grimpeur) mais par la suite, les problèmes ont réapparu et malgré les nombreux tests et examens, on n’est pas parvenu à trouver la solution. À contrecœur, je me suis donc résolu à dire stop mais c’est quelque part un soulagement pour moi. Ça représente la fin d’une période de ma vie longue de quinze années de passion."

Durant toutes ces années, le Rullot a vécu des bons moments et d’autres plus difficiles. À l’image du décès d’un de ses coéquipiers. "Depuis 2011, nous étions toujours restés ensemble et devenu de bons amis. Lui qui était très attachant, il a laissé un très grand vide. Et pour ce qui est des bons moments, j’ai envie d’y voir une globalité. Celle d’avoir pu vivre de ma passion." À présent, Boris va pouvoir profiter un peu plus de sa petite famille tout en gardant plus qu’un pied dans le monde du cyclisme.