Namur Beaucoup de noms connus figurent sur les listes pour les communales du 14/10

Parmi les candidats figurant sur la liste Défi à Namur figurent plusieurs noms bien connus dans la région. À commencer par Loïc de Dorlodot issu d’un arbre aux nombreuses ramifications. "Je suis un pur produit namurois, issu de la branche de Floreffe, dans la région depuis plus de 200 ans. J’ai travaillé à Bruxelles, mais je n’en pouvais plus de passer 15 à 20 h par semaine dans ma voiture. Et puis, comme je suis amoureux de ma ville, j’ai installé mon entreprise à Namur", sourit-il.

À 37 ans, ce conseiller fiscal jeune papa d’un bébé de 8 semaines a décidé de répondre à l’invitation de Défi. "J’ai des amis dans plusieurs partis et je manifestais l’envie depuis dix ans de m’investir pour ma ville, mais personne ne me l’avait proposé avant Pierre-Yves Dupuis", avoue celui qui ne nourrit pas d’ambitions au fédéral ou à la Région.

"Je suis un homme de contact, ce n’est pas pour rien que je fais un métier de conseil. Mes amis m’appellent le Saint-Bernard . L’échelle de pouvoir communale me convient bien. On est en contact direct avec les gens, on voit le poids de ses actions directement sur le terrain. C’est ça qui me motive."

Si certains de ses ancêtres s’étaient déjà impliqués en politique, ils n’ont pas eu de destin d’élus aussi illustres que son colistier Emmanuel Borgers. "Mon oncle Jean-Louis Close nous disait, à mon frère et moi, qu’il fallait se lancer, s’investir. Et voilà, je viens de me décider. Je ne lui ai pas encore dit", révèle le quadragénaire, ami proche de la tête de liste Défi à Namur. Comme Jean-Louis Close, il est descendant de François Bovesse. Libéral, blessé dans la grande guerre, fervent militant du mouvement wallon à l’origine de la création des Fêtes de Wallonie, gouverneur de Namur, résistant assassiné par les rexistes en 1944.

Humblement, Emmanuel Borgers ne promet pas de se mesurer à la carrure politique de son ancêtre, mais cet habitant de la corbeille soucieux de l’avenir du commerce dans le centre-ville se mettra au service de la culture à Namur.

Comme Loïc de Dorlodot, il met en avant le problème de sécurité à Namur. Il est en effet aux premières loges des méfaits commis au parc Louise-Marie.

"On a tout ce qu’il faut pour être en sécurité à Namur, même si le temps de réaction de la police est parfois difficile à comprendre quand on est victime et qu’on appelle", estime Loïc de Dorlodot qui a lui-même été victime d’une agression. Pour lui, le travail sur la sécurité passe aussi par une action encore plus éducative et répressive sur la propreté publique.

"On manque de poubelles dans le centre, peut-être par peur des attentats. Mais pour améliorer les choses, l’éducation civique est fondamentale. Il faut trouver le bon canal pour apprendre aux gens à ne pas jeter leurs mégots par la fenêtre et leurs emballages par terre. Les amendes administratives existent, on doit davantage les appliquer", avance encore le Jambois qui se penchera aussi sur une meilleure coordination des chantiers en voirie.