Namur Clotilde Leal-Lopez et Samuel Berberini mènent la liste

Le lieu choisi pour l’annonce se veut révélateur : le site de Saint-Gobain, en recherche de reconversion industrielle. Ce vendredi matin, les groupes CDH et MR de Sambreville présentaient la liste qui, pour la première fois, sera commune aux deux formations politiques. En fait, grosso modo, les candidats étiquetés occuperont les deux tiers des places. Les autres seront, elles, occupées par des candidats d’ouverture et pas seulement à des emplacements de second choix.

Frédéric Petit et Vincenza Capizzi, par exemple, pousseront la liste. Pour en revenir à Saint-Gobain, l’objectif est clair : "C’est l’emploi et l’entrepreneuriat que nous voulons surtout cibler", annonce la députée wallonne Clotilde Leal-Lopez (CDH), qui mènera cette liste baptisée Sambr’en Mieux, devant Samuel Barberini (MR). L’idée est bien aussi de faire flancher l’hégémonie du bourgmestre Jean-Charles Luperto.

"Depuis 42 ans, Sambreville est dirigée par une majorité absolue PS", poursuit Clotilde Leal-Lopez. "On constate tous les jours que, même en commission, on ne nous entend pas, on ne prend pas en considération nos remarques, aussi constructives soient-elles. Nous voulons lutter contre ça, ainsi que contre le fait que l’opposition est dispersée. Ce que nous entendons de Sambreville à l’extérieur mais également à l’intérieur, c’est que cette commune périclite. Dans la tranche d’âge des 18-25 ans, il y a 38 % de chômage ! Nous voulons insuffler une dynamique entrepreneuriale". Bref, une liste de centre-droit, "qui joue la carte de la proximité", souligne Samuel Barberini.

Dans son programme , le cartel a listé 20 thématiques, qui chacune s’accompagne d’une série d’actions. Par exemple, au chapitre de l’attractivité de la ville, on retrouve une autre manière de gérer la réfection des voiries, l’embellissement de la ville, la réhabilitation des chancres industriels. Ou encore, en matière de gouvernance, "assurer la publicité complète et individuelle des revenus liés à des mandats publics et dérivés" ou "respecter l’autonomie associative de toute ingérence".

L.S.