Namur Pierre-Yves Dupuis demande à la majorité de décider sereinement

Nous l’avons annoncé : c’est au conseil communal du 28 juin que seront validés le contrat pour le téléphérique et le schéma d’attractivité commerciale. Par ailleurs, c’est en ce moment même qu’est constitué le panel pour le processus de co-construction du quartier Léopold. Selon le conseiller indépendant Pierre-Yves Dupuis, la majorité se précipite de manière à enterrer les dossiers polémiques avant les élections.

"Pour le centre commercial, un dossier qui s’est enlisé et constitue un des enjeux phares des élections du 14 octobre, la majorité forme un groupe de travail et lui impose de ne rien dire sur le sujet avant le mois de novembre", s’indigne-t-il. C’est verrouiller le débat jusqu’après les élections, estime Pierre-Yves Dupuis. Ce que dénonce aussi l’opposition socialiste. Pour lui, la ville doit se décider entre un choix politique - et l’assumer - ou un choix citoyen, et non alimenter la confusion avec un groupe mixte.

Ce sujet , il ne veut pas le dissocier du schéma d’attractivité commerciale qui sera présenté pour validation à tous les conseillers le mois prochain. "Oui, le commerce souffre et il faut agir. Mais pourquoi se précipiter maintenant alors que les Namurois ne sont pas convaincus de la pertinence d’un centre commercial ? Le dossier a traîné 3 ans, il peut encore patienter 3 mois pour être étudié en toute sérénité, sans échéance électorale, d’autant que les partis à la tête de Namur ne seront pas forcément les mêmes que ceux d’aujourd’hui."

Idem pour le téléphérique, dont le contrat doit aussi être approuvé par le conseil communal le mois prochain. "Il est trop tôt pour décider du contrat alors que des tas de questions restent en suspens. Le certificat de patrimoine n’est pas encore accordé : les experts étudient en ce moment même si les dégâts à la Citadelle seront réversibles. Des doutes ont été émis sur la sécurité des pylônes", énumère-t-il. Et pas sûr que l’investissement en vaille la peine en matière de tourisme : il faudrait 3 trajets de 18 personnes pour amener un car de touristes en haut.

Magali Veronesi