Namur Les soigneurs du parc animalier des Grottes de Han doivent se montrer astucieux en cette période

La sécheresse et la canicule de ces dernières semaines n’épargnent pas le Domaine des Grottes de Han. Au parc animalier, cette météo exceptionnelle oblige les soigneurs à s’organiser en conséquence. Pour le bien-être des animaux, mais également pour satisfaire les nombreux visiteurs.

"Les chaleurs rendent les animaux un peu plus amorphes et les incitent à chercher les coins les plus frais. C’est une situation assez complexe. Il faut pouvoir rendre les animaux visibles. Il leur faut pour cela de bonnes conditions de fraîcheur, d’hydratation, etc.", indique le responsable adjoint du parc, Anthony Kohler.

L’équipe de soigneurs du parc animalier doit donc se creuser les méninges pour trouver des astuces. "Pour les gloutons par exemple, on suspend des glaçons dans les arbres. Les femelles grimpent et sectionnent la corde pour faire tomber les glaçons. On fait donc d’une pierre deux coups : les gloutons sortent et sont en activité et trouvent par ailleurs de quoi se rafraîchir."

Pour les sangliers, des caisses en carton contenant des fruits congelés sont placées dans les enclos. De quoi leur permettre d’être en activité, par forcément de manière délicate, mais tout le monde y trouve son compte.

Pour les couleuvres coronelles, qui se protègent de la chaleur, l’objectif sera surtout de trouver une astuce pour faire sortir et capturer les femelles qui vont entrer dans leur période de mise bas. Les ours, eux, ont la chance de pouvoir se rafraîchir dans leur pièce d’eau.

Les soigneurs travaillent par ailleurs aussi sur l’aspect paysager. En se promenant dans le parc, on constate au premier coup d’œil que les daims, biches et autres animaux du genre passent un maximum de temps sous les arbres, dans les zones d’ombre. Et sont donc un peu plus éloignés que d’habitude du parcours. "Cela dépend aussi des moments de la journée, mais ils sont souvent regroupés aux mêmes endroits. On travaille depuis plusieurs années sur la flore paysagère afin d’avoir plus de zones de fraîcheur pour éviter qu’ils ne soient tous au même endroit", conclu Anthony Kohler.

S.M