Namur Le premier échevin dinantais veut briguer deux mandats consécutifs

Il y a quelques mois, le bourgmestre de Dinant Richard Fournaux annonçait ne plus vouloir de Robert Closset sur sa liste pour les prochaines élections. Depuis, le premier échevin dinantais a choisi de tenter sa chance en tant que candidat bourgmestre en créant sa propre liste.

Treize personnes ont déjà été présentées, Robert Closset inclus. "Elle sera clôturée dans les prochaines semaines et présentée le 23 août. Il ne me manque que deux personnes et il y aura plus de femmes que d’hommes", indique d’emblée Robert Closset. Ce dernier est confiant pour les élections d’octobre 2018 et ne cache pas ses ambitions.

"J’aimerais être bourgmestre pour 12 ans. Réaliser deux législatures à ce poste et puis laisser ma place. Ne pas faire comme Richard Fournaux en restant en place 25 ans."

S’il est élu , Robert Closset se dit prêt à se consacrer entièrement et uniquement à sa fonction de bourgmestre. Et de rappeler que lorsque l’échevin Thierry Bodlet a été évincé du collège communal en avril 2015, il a été le seul à ne pas avoir demandé à reprendre l’une de ses compétences.

"Si les Dinantais décident de me faire confiance, je m’engage à remettre mes entreprises aux mains d’autres personnes pour me consacrer à 100 % à mon mandat. Je ferai cela pour le bien de tous, sans distinction. J’ai deux entreprises : le garage Closset et Eco Transport pour les dépannages. J’ai créé la première à mes 18 ans et j’ai repris la seconde il y a plus de 20 ans. Ça me ferait mal au cœur de devoir revendre car on est dedans tous les jours, jour et nuit. J’emploie actuellement trois personnes mais je suis déjà monté à 20 employés. Cependant, ma vision du poste de bourgmestre ne permet pas de concilier les deux. Je devrai inévitablement m’entourer de personnes compétentes car je suis novice mais je veux pouvoir travailler en toute transparence et en restant proche des citoyens, en étant constamment sur le terrain."

Et de promouvoir une politique de proximité. "Je travaillerai sur la sécurité publique, sur les villages, etc. Si les gros investisseurs veulent venir, ils peuvent. Mais on ne leur donnera rien comme c’est le cas actuellement", conclut Robert Closset.

S.M