Namur  Au cours cette année académique, Guillaume Bergiers, étudiant à la faculté Agro-Bio Tech à Gembloux a présenté un travail de fin d’étude en vue de l’obtention du diplôme de masters bioingénieur en sciences agronomiques sur le thème : Objectivation de l’exposition des populations riveraines aux pulvérisations de produits phytopharmaceutiques en Wallonie. Un des promoteurs, le professeur Bruno Schiffers avait présenté devant le conseil communal de Fernelmont du 28 septembre 2017 les résultats de l’étude qu’il avait menée à l’Ecole de Cortil-Wodon. Ce travail de fin d’étude s’inscrit dans une zone plus large aux abords et à l’intérieur de sept écoles de Hesbaye à savoir Grez-Doiceau, Ophain, Loupoigne (2 écoles), Racour, Baisy-Thy et Cortil-Wodon.

Sans entrer dans les détails qui figurent dans le travail de 124 pages et qui peut être consulté librement nous retiendrons que : « Les mesures de la contamination intérieure en début de saison de pulvérisation et en fin juin dans des écoles, montrent principalement une augmentation du nombre de substances actives détectées. En début de saison, en moyenne 11 substances ont été détectées par site. Douze substances ont été retrouvées en début et en fin de saison. Les mesures de la contamination extérieure en début de saison de pulvérisation et en fin juin dans des écoles, montrent principalement une augmentation du nombre de substances actives détectées. En début de saison, en moyenne 12 substances par sites ont été détectées (variant entre 7 et 24 substances). Six substances ont été retrouvées dans au moins 50% des sites. » Nous laisserons aux scientifiques le soin de définir la dangerosité des certains produits. On notera que cette étude n’est pas en rapport avec celle du groupe d’experts chargés de faire le lien ou non avec un nombre important de cancers dans le village de Cortil-Wodon. Dans ses conclusions l’auteur explique que les essais réalisés avaient pour but de vérifier si les mesures préconisées par le Décret Wallon de 2018 étaient légitimes. Selon lui elles ne le sont que partiellement.