Namur

Pour l’UCM, le projet Thomas&Piron est une menace pour les commerces

JAMBES La société Thomas&Piron souhaite voir sortir de terre un mega-complexe commercial à Jambes. Le dossier a été récemment introduit auprès du comité fédéral socio-économique de la distribution. L’investissement est estimé à 100 millions d’euros.

Si le collège communal au grand complet voit d’un mauvais œil ce complexe, il en va de même pour l’Union des classes moyennes de Namur, qui entend s’opposer à ce projet pour d’évidentes raisons de défense du commerce en centre-ville.

“Des études récentes ont montré que Namur pouvait encore absorber 20.000 m² de surfaces commerciales. Ce qui correspond à la superficie du projet soutenu par la majorité namuroise de centre commercial à la place de l’actuelle gare des bus.” Le projet de centre commercial Thomas&Piron s’étendrait au coin de la N 4 et de l’avenue prince de Liège (en face du Carrefour) sur 40.000m2 (dont 33.000m2 dédiés à des enseignes sur 2 niveaux). Le parking pourrait accueillir 2.000 voitures.

“Selon le schéma de structure élaboré par la Ville de Namur, les secteurs d’activités que Thomas&Piron souhaite attirer dans ce centre commercial devraient être localisées en priorité dans un centre urbain ou à tout le moins dans ou à proximité immédiate d’un noyau de vie des quartiers urbains pour autant qu’une logique de diversification de l’offre commerciale soit respectée et que l’implantation ne s’envisage pas sous la forme d’un centre commercial généraliste ou thématique.”

L’UCM Namur attire également l’attention sur les problèmes de mobilité qu’engendrerait ce projet sur une N 4 déjà fort fréquentée. Les promoteurs tablent sur 80.000 à 100.000 passages par semaine ! Thomas&Piron met en avant la création de près de 600 emplois. “Mais, généralement, dans ce type de dossiers, il ne s’agit à terme que de transferts partiels des emplois existants dans les commerces indépendants.” L’UCM Namur estime de plus que la construction de ce type de méga-complexe induit une banalisation de l’offre commerciale et une disparition du commerce de détail indépendant en centre-ville. L’UCM Namur préconise la conception d’un projet alternatif qui s’axe principalement sur une mixité de commerces de proximité, de logements et de bureaux.



© La Dernière Heure 2011