Namur Les quotas n’ont finalement pas été instaurés. Les problèmes sont rares cette année

Il y a quelques mois, l’idée de limiter le nombre de camps sur l’entité de Couvin avait fait son chemin jusqu’au collège et, ensuite, jusque dans la salle du conseil. Une partie de la population évoquait les nuisances provoquées par ces venues massives dans les prairies de l’entité. Mais, alors que l’idée de limiter le nombre de camp à 60 et d’interdire l’implantation des tentes à moins de 200 m des habitations avait été adoptée à l’unanimité, une marche arrière s’est rapidement imposée.

Plusieurs éléments peuvent expliquer ce retour à la situation précédente. D’abord, les commerçants locaux, dont le secteur Horeca, verraient leur chiffre d’affaires certainement diminuer, tout comme les agriculteurs propriétaires des prés, à l’image d’Éric, agriculteur retraité, pour qui les camps représentent un apport de près de 5.000 euros par an. Ensuite, l’impact touristique se verrait aussi tiré vers le bas, notamment lorsqu’on évoque qu’un jeune qui a été dans un camp revient souvent, une fois adulte, dans la région pour la visiter.

Enfin, le Règlement général de police administrative commun aux sept communes de l’arrondissement de Philippeville ne prévoit pas ce cas de figure dans les autres entités. Ce sont sans doute toutes ces réflexions qui ont amené le conseil communal à revoir sa copie et, donc, de ne plus limiter le nombre de camp sur l’entité, ni d’imposer une distance minimale de 200 m.

" À la fin de ce mois de juillet, on dénombre 70 camps inscrits, soit un peu moins que l’an dernier où ils étaient 87, explique Raymond Douniaux, le bourgmestre de Couvin. Aucun problème particulier n’est à déplorer pour ce premier mois, hormis les petites réclamations concernant le bruit. "

Il explique ce cas particulier d’une riveraine qui venait juste de remettre des graviers sur sa cour, endroit choisi par un groupe de scouts pour faire une pause. À leur départ, elle a constaté que ses graviers, fraîchement mis en place, s’étaient retrouvés en masse sur la voie publique.

" La commissaire de police ne m’a pas rapporté de problèmes sérieux au sujet des camps. " Un propriétaire, récidiviste, avait aussi oublié de se soumettre à l’obligation de déclarer la présence d’un camp sur son terrain, il pourrait se voir infligé de l’amande administrative prévue par le RGPT.

J. O.