Namur La Ville ne compte pas livrer le matériel manquant tant que la convention n’est pas signée

Les commerçants dinantais qui exploitent la Croisette doivent une nouvelle fois faire face à un fameux coup de pression de la Ville de Dinant et du syndicat d’initiative. En tant que locataires de l’espace public, ils doivent louer leur mobilier (chaises, tables et parasols) et sont contraints pour cela de signer une convention de location.

Dernièrement, sur les 23 commerçants concernés, 19 ont choisi de ne pas signer. " Ce vendredi matin, un membre du SI est venu dans mon établissement me dire que si je ne signais pas, je n’aurais pas le reste de mon mobilier qui doit normalement arriver mardi. Au total, je dois avoir 10 tables, 20 chaises et 2 parasols. Il me manque 4 tables et 8 chaises. Certains commerçants n’ont même encore rien reçu et sont contraints d’utiliser leur ancien mobilier alors que tout devait arriver pour le 15 avril. C’est clairement du chantage ", dénonce le patron de la taverne Le Dinan Alain Rinchard. Une menace qui surprend d’autant plus que les commerçants ont eu une réunion avec le syndicat d’initiative et le collège communal de Dinant jeudi matin.

" Il y a quelques jours, l’échevin Christophe Tumerelle menaçait de virer de l’accord ceux qui ne signaient pas. Finalement, on a eu cette réunion. Ils ont pris note de nos remarques et ont dit qu’on se reverrait dans deux mois. Et le lendemain, ils viennent faire du chantage ", poursuit Alain Rinchard.

Si les commerçants refusent ladite convention, c’est en raison de son manque de clarté sur un certain nombre de points. " On veut nous faire signer ce document alors que le coût global du mobilier n’est encore que provisoire. On est contraint de prendre une assurance sans savoir le prix de la franchise, ni ce qu’elle couvre. On veut également que le prix de la taxe communale soit fixé dans cette convention, avec un certain pourcentage d’augmentation, afin qu’on ne la triple pas l’année suivante ", précise entre autres Alain Rinchard. Ce dernier ne serait pas le seul à s’étonner de cette dernière menace en date. " On est à ma connaissance toujours six ou sept à ne pas vouloir signer ", conclut-il.

S.M