Namur

Le directeur général de l'agence spatiale européenne (ESA) Jean-Jacques Dordain, en visite jeudi au centre spatial de Redu (province de Luxembourg) en compagnie du secrétaire d'Etat à la politique scientifique Philippe Courard, a réaffirmé la place centrale de la station tout en évoquant les possibilités de développement pour le site. Une évolution qui se fera dans les années à venir via des partenariats public/privé, et des accords gouvernementaux entre la Belgique et le Grand-Duché de Luxembourg.

Le centre de Redu, qui compte une cinquantaine d'antennes, participe au suivi des satellites. Le satellite Proba-V, mis sur orbite en mai dernier en vue d'observer la végétation terrestre, et parfois surnommé "le satellite belge", est notamment contrôlé depuis Redu.

"La Belgique n'est pas seulement qu'un gros contributeur de l'ESA en terme financier. Le pays a aussi une grosse capacité industrielle qu'on ne trouve nulle part ailleurs", a relevé jeudi le directeur général de l'ESA.

Actuellement, une soixantaine de personnes travaille sur le site de la station de Redu, que ce soit pour l'ESA ou des sociétés privées actives dans le domaine spatial.

De son côté, le secrétaire d'Etat Philippe Courard a précisé que, fort de cette reconnaissance par l'ESA, des groupes de travail allaient être mis en place, aussi bien avec des partenaires privés que publics. Ces développements devraient avoir des retombées en termes d'emplois.

Une prochaine visite à Redu est par ailleurs prévue après les élections au Grand-Duché de Luxembourg, avec le nouveau ministre luxembourgeois qui sera désigné suite au scrutin. "Redu sera une vitrine pour les deux pays", s'est félicité M. Courard.