Namur "Quand j’ai été désigné, j’ai pris dix kilos sur les épaules mais l’envie d’y aller a vite pris le dessus."

Depuis la signature du pacte de majorité à la province de Namur entre MR-CDH et Défi, les deux élus de ce dernier parti étaient sur les charbons ardents. Qui de Patrick Pynnaert ou d’Amaury Alexandre allait rejoindre le collège provincial ? Les instances ont fait connaître leur choix ce mercredi matin et c’est le dernier nommé qui l’a emporté.

"Il n’y a jamais eu de rivalité entre nous et si chacun voulait le poste, aucun des deux ne se dégageait vraiment. Olivier Maingain a sans doute pensé que j’étais le mieux placé pour donner rapidement des résultats tangibles à nos électeurs", explique le Gembloutois.

Cet informaticien de profession, s’il n’est pas vraiment surpris de son élection n’en ressent pas moins depuis quelques heures une certaine pression. "Quand j’ai appris ma désignation, j’ai pris subitement dix kilos sur les épaules et j’ai encaissé un certain stress. Directement après, l’envie d’y aller a pris le dessus. Mais on compte sur moi. Je vais mettre ma carrière professionnelle entre parenthèses pour me consacrer entièrement à ma nouvelle fonction."

Le voilà donc propulsé à un poste exécutif alors qu’il n’a jamais exercé le moindre mandat. "Ce n’est pas un problème. Ce ne sera pas facile, on va nous observer, on va devoir rendre des comptes. On monte donc une équipe compétente pour m’épauler et la bonne gestion, c’est quand même dans l’ADN de notre parti, on l’a déjà démontré." Amaury Alexandre ne cache pas son plaisir. Pour lui, le pacte de majorité porte clairement la marque de Défi. "On a obtenu le décumul financier pour les membres du collège, la diminution des cabinets ministériels et des avancées importantes en matière de participation citoyenne, c’est déjà une grande victoire."

Il attend maintenant la prestation de serment le 23 novembre pour se mettre au travail. Avec une envie très concrète : "Ce n’est pas vraiment écrit dans le pacte de majorité mais je crois que nos partenaires n’y seront pas opposés. Je veux pérenniser le poste de garde médicale de Bambois. Il s’agit d’un outil de travail formidable dont profite une grande part de la population. Il faut trouver des solutions pour que celui-ci continue à fonctionner."

LEF