Namur

Les étudiants ont été les premiers à se ruer sur les étals



NAMUR Le pèket, c’est la boisson incontournable des Fêtes de Wallonie. Rangés en ordre de bataille sur les étals à tous les coins de vue, les petits verres de pèket attendent le chaland au tournant. Cette année, le prix du divin breuvage ne semble pas revu à la hausse, vu sa rareté sans doute (puisque, selon le règlement communal, seuls les horecaÏstes sont habilités à en vendre).

Hier, les premiers étals étaient déjà bien achalandés, place du Vieux. Le petit verre (4 cc) se vend 1 €, 1,50 €, 1,80 € voire 2 €. Et le pèket se décline en une kyrielle de goûts : citron, menthe, poire, melon, vanille, coco, spéculoos, kiwi, fruits des bois, cuberdon, zizicoincoin, bubblegum, cactus, ratafia de pom- me... on en passe et des meilleures. L’imagination n’a pas de limites. Mais il semble que, dans le top 5 des préférences, le pèket violette tient le haut du gosier suivi du pèket mojito, du pèket citron, du pèket cuberdon ou encore du poire-cognac (plus cher).

Le pèket semble avoir toujours la cote. “Nous avons commandé 30.000 petits gobelets pour ces fêtes”, commente le patron du Ratin Tot, “si en nombre de litres, on vend plus de bières que de pèkets, le nombre de gobelets à pèket sera supérieur. Nous avons sélectionné une quinzaine de goûts. Nos provisions ? Environ 15 cartons (de six bouteilles) par goût. Le pèket nature ou coloré, c’est du 20°, exception faite pour le poire-cognac (38°), d’où son prix plus élevé.”

Le jeudi, c’est un peu la Wallonie des étudiants dont c’était jour de rentrée, hier. Ils étaient nombreux place du Vieux à enfiler les premiers pèkets : “Si on vous en prend 6, vous nous faites le 7e gratuit ?” Bien essayé. “C’est le grand sport des Wallonie, ils essaient tous de négocier le pèket !”, dit le patron imperturbable. Intraitable aussi est la ville en termes de contrôles : “Chaque jour, nous sommes contrôlés. Nous avons droit à une surface de vente de deux mètres courants. Nous avions 20 cm en trop, nous avons été obligés de la recouper”.

Quant au pèket D’Jo, le vrai de vrai, c’est au stand des Trieux que vous risquez de le trouver. Mais le must, c’est à coup sûr, le pèket fraise, un vrai petit miracle, produit de façon artisanale.

© La Dernière Heure 2010