Namur La vitesse excessive des véhicules leur fait craindre le pire. Ils demandent de faire respecter les limitations

La Province de Namur regorge de sites touristiques dont celui de Maredsous, très prisé par les randonneurs en voiture ou à moto. Tous les week-ends des touristes d’un jour y affluent ce qui n’est pas au goût des riverains car beaucoup de ces visiteurs confondent circuit de randonnée avec circuit de vitesse. Il est vrai que la route de la Molignée semble tracée pour organiser une manche du championnat de Belgique de courses de côtes et cela fait bondir les habitants de la rue des Abbayes qui ont peur pour leur sécurité, celle de leurs enfants mais aussi celle des fous du volant et du guidon.

"Faudra-t-il un mort pour que l’on réagisse et que l’on fasse respecter les limitations de vitesse ?" se demande Jean-Christophe Naets qui depuis 2014 s’efforce de faire changer les choses. "Force est de constater que la limitation dans la rue des Abbayes et Maharenne n’est pas respectée. Le circuit de la Molignée comporte des zones en agglomération où le 50 km/h est rarement respecté" explique-t-il et il constate qu’il n’y a pas le moindre radar à Denée.

Un de ses voisins, Francis Bodnarczik, confirme ses dires : "J’ai été moi-même motard pendant de longues années et j’estime savoir de quoi je parle. On voit passer des motards rouler à gauche, couchés dans les virages et touchant le sol en les coupant. J’ai chaque fois froid dans le dos et il y en a un dont je me dis qu’il ne va pas mourir dans son lit." Il affirme qu’il n’y a jamais le moindre contrôle d’alcoolémie ou de vitesse.

Francis et Jean-Christophe font partie d’un comité qui regroupe les habitants de la rue des Abbayes et qui ont décidé d’agir. Jean-Christophe a envoyé un toutes boîtes aux riverains dans laquelle il leur propose de les associer à une demande d’une plus grande sécurité dans Denée et principalement sur l’axe des rue Graux, Haute, Maharenne et des Abbayes. Il s’est limité à la dizaine de maisons de la rue des Abbayes où il a récolté 36 signatures auprès de 13 familles et il envisage en fonction d’un retour positif d’étendre l’action sur tout l’axe.

JDC