Namur

Des hommes qui se moquent du tribunal comme de leur première culotte ! Ils sont venus pour travailler et leur job, c’est le vol ! Tous des sans-papiers en séjour illégal… 

Pendant les six derniers mois de 2017, ils ont écumé les quartiers résidentiels autour de Namur à bord de voitures volées. Chez eux, tout faisait farine au bon moulin. Tout y passait : le fonds de caisse d’un institut de beauté ou d’une pizzeria, une foreuse-burineuse, un nettoyeur à haute pression, du matériel de construction, des bouteilles d’alcool, des bijoux,... Aucun des gaillards assis sur le ban d’infamie n’est cependant pas prêt à reconnaître qu’il travaillait au sein d’une bande organisée même si le receleur de la bande admet qu’il n’acceptait leur butin que sous forme de lots. En clair : « Je ne prends pas les petites rapines ! Seulement les lots de Smartphones, de GPS, etc ». 

Nous avons rencontré Laurence, une des victimes : elle a trouvé le cran de leur reprocher leur comportement. « On ne rentre pas chez moi sans y être invité ! Vous avez entendu ? Vous avez volé mon insouciance ! ». Elle nous a confié que ce geste était nécessaire à sa reconstruction. « Ils sont revenus une seconde fois 24 heures plus tard pour le vélo électrique qu’ils n’avaient pas réussi à emporter. Sans plus de succès ! », nous racontera-t-elle. 

Bernard a joué de malchance dans cette histoire. Ce jeudi, il s’est adressé aux voleurs : « Qu’avez-vous fait de ma moto KTM d’enduro quasi neuve ? ». Réponse désolante : « On l’a poussée un peu plus loin et quand on est venu pour l’embarquer, elle n’était plus là ». Dans la foulée, Bernard nous raconte : « Ce soir-là, mon frère donnait une fête dans la maison mitoyenne. Plusieurs de ses invités s’étaient garés dans l’allée en graviers de ma maison. Quand j’ai entendu du bruit vers 4 heures du matin, j’ai cru que ses invités repartaient… ». Suite des débats le 22 novembre.