Namur L’échevin de l’Environnement est allé sur place s’inspirer de l’expérience gobelets réutilisables

Lorsqu’il est en vacances avec sa compagne, Bernard Guillitte continue de penser aux poubelles ! En visite à Bayonne pour 4 jours, il en a profité pour rencontrer des représentants de la ville. Objectif : trouver de l’inspiration pour des fêtes de Wallonie plus durables. Il en est revenu impressionné.

"À Bayonne, c’est depuis 8 ans que sont utilisés, exclusivement, les gobelets réutilisables. Et il n’y a pas un gobelet à terre, pas une poubelle qui déborde. Plus de 280 bars et peñas (sociétés festives) sont livrés chaque jour par la société adjudicatrice. Cela a un effet indéniable sur la propreté des rues de la ville et un impact positif pour l’environnement", plaide l’échevin de l’Environnement qui espère lancer un marché public pour les fêtes de Wallonie 2019. Ou au plus tard pour 2020.

"J’ai rencontré Marc Wittenberg, le directeur général des services de la ville de Bayonne qui accueille pour ses fêtes plus de 850.000 personnes dans un centre-ville légèrement plus petit que celui de Namur. Si eux peuvent le faire, nous aussi", estime l’échevin.

Namur a déjà tenté quelques expériences de gobelets réutilisables pour les Wallos. "Une année, nous avions inscrit cela dans le cahier des charges de l’organisateur des concerts. Le souci, c’est que tous les autres bars servaient, eux, dans des gobelets jetables. Alors les gens avaient l’impression de payer plus cher leur boisson dans un verre consigné. Ça n’a pas marché."

Depuis quelque temps, le quartier des ponts spalaux propose, lui aussi, ses boissons dans des gobelets réutilisables. "Ça fonctionne car les gens ont tendance à rester dans ce quartier. On pourrait imaginer que, cette année, Namur mette les 8.000 gobelets rigides à la disposition du quartier voisin, celui des Arsouilles, pour prolonger l’expérience. Là aussi, les gens ont tendance à rester."

Un gobelet recyclable, avec livraison, lavage et réassort, revient à 16 cents. Pour les Wallos, il en faudrait environ un million, soit un budget de 160.000 €. Un investissement ambitieux mais durable qui serait diminué tant par la réduction du nombre d’heures prestées par les ouvriers de la propreté que par le traitement d’une quantité de déchets moindre.