Namur Conseiller MR depuis 11 ans, le réviseur de 36 ans avait déjà refusé d’être échevin il y a deux ans

En général, quand on occupe une place de conseiller communal, on se retrouve en bonne place sur la liste de son parti pour le scrutin suivant. Dimitri Lhoste, lui, a décidé de ne pas se présenter sur la liste MR aux prochaines élections. Sur aucune liste d’ailleurs. Et sur aucun autre scrutin prochainement.

"J’attendais que la liste MR soit rendue publique pour l’annoncer, mais puisque vous l’avez appris…", reconnaît celui qui évoque plusieurs raisons ayant motivé cette décision. Et a l’honnêteté d’avouer qu’il n’est plus aussi motivé par la fonction qu’auparavant. "Être conseiller communal, cela demande de l’investissement. Et cela fait un moment que je ne suis plus allé chercher les dossiers pour préparer les conseils communaux. Alors autant faire de la place pour quelqu’un d’autre", dit simplement celui qui n’a jamais envisagé la politique comme un métier.

"Lorsque Alain Detry a pris sa retraite, je pouvais le remplacer à l’échevinat de l’Environnement et de la Propreté publique. J’ai décliné. Si on m’avait proposé le Budget et les Finances, la réflexion aurait peut-être eu lieu. Mais je ne suis pas sûr que j’aurais accepté", raconte le jeune papa d’une petite fille de 2 ans pour laquelle il a envie de conserver du temps.

"Ces mandats au conseil m’ont nourri. Mais mon travail, c’est d’être réviseur d’entreprise avant tout. Je travaille pour une société importante et c’est là qu’est mon avenir professionnel. Même si je me réjouis de bientôt démarrer un mandat de 3 ans à la Banque nationale, pour lequel je n’ai pas besoin de rester élu."

À 36 ans, Dimitri Lhoste cumule déjà 11 ans de présence au conseil communal et le quittera en bons termes. "Je suis arrivé pour remplacer Denis Mathen en 2007. Je soutiens toujours Anne Barzin et le MR dans lequel je reste investi, j’ai toujours beaucoup d’estime et d’admiration pour Maxime Prévot qui a su mener tous les grands projets structurants."

Il restera attentif aux grands enjeux namurois pour les prochaines années - "la mobilité qui s’améliorera déjà lorsque les parkings et chantiers seront terminés, le commerce avec l’arrivée, je l’espère, du centre commercial" - et se réserve le droit de changer d’avis et de revenir sur une liste dans un futur pas trop proche. "Je suis d’accord avec les partis qui limitent les mandats à 2 ou 3. On ne doit pas forcément s’éterniser en politique."