Namur Les amateurs ne se bousculent pas

Il y a quelques jours, une offre relative à un cercueil aux couleurs des Diables Rouges défrayait la chronique et laissait un goût amer dans la bouche de certains pompes-funèbres du pays. C’est cependant l’occasion de rappeler que les cercueils sont désormais personnalisables.

Chez les Funérailles Willems-Leroy à Dinant, un cercueil orné d’une vue de la ville est exposé dans le show-room depuis quelques mois. "J’ai pris la photo depuis l’avenue Cadoux", se souvient Yves Baonville. "Nous l’avons ensuite envoyée à l’entreprise Funico de Gand avec laquelle nous collaborons. 2 jours sont nécessaires pour confectionner ce type de cercueil : il faut retravailler la photo en fonction du bois et de ses noeuds puis l’imprimer. Ici, elle l’est sur un modèle Carerum, en peuplier, dont le plateau supérieur est plat. Le cercueil est exposé depuis octobre 2016 ici. Au final, ce type d’impression rend le cercueil plus onéreux. Nous n’avons pas encore eu de commande, mais une dame était très intéressée : elle voulait faire imprimer ses 3 chiens sur son futur cercueil. Dans la région, les gens restent traditionnels pour les cercueils et leurs teintes, ce qui n’est pas le cas en Flandre où on est plus aventureux."

Comme dans tout secteur , celui des funérailles connaît aussi ses tendances et innovations. "Ces derniers mois, nous avons eu par deux fois des gens qui ont opté pour un cercueil blanc afin que les gens puissent écrire dessus avec un marqueur indélébile", confie Romain Baonville. "Dans le même ordre d’idées, il existe aussi des cercueils recouverts d’une peinture simulant de l’ardoise sur laquelle on peut écrire à la craie. Au niveau des stèles, j’en ai déjà vu en aluminium qui reproduisaient une illustration du livre Le Petit Prince . Il existe aussi des urnes sur lesquelles on peut dessiner et à décorer soi-même, ou bien de celles qui contiennent une graine afin de planter un arbre. C’est cependant interdit à Namur, il faut le savoir."

Concernant les cercueils en carton, Yves Baonville a une opinion bien tranchée. "C’est pour le moment interdit en Wallonie. On en est au stade des discussions préliminaires. S’ils sont acceptés et que l’on m’en commande un, j’ai d’ailleurs déjà eu une demande, je le fournirai, mais je ne mettrai pas ce type de produit en avant."

JVE