Namur Eddy Ponchelet travaille en bord de Lesse depuis 10 ans. Rencontre

Chaque jour en saison, la Lesse accueille plusieurs centaines de kayakistes. En coulisses, plusieurs dizaines de saisonniers distribuent et ramassent les kayaks. Dont Eddy Ponchelet, 27 ans, qui en est à sa dixième année consécutive pour Lesse Kayak. "J’ai commencé comme étudiant à mes 16 ans. Puis, d’année en année, je suis revenu. Aujourd’hui, je suis chef d’équipe ici à Gendron-Celles. En hiver lorsque la pratique du kayak n’est pas possible, je vais couper des sapins de Noël dans les Ardennes."

En saison, les journées sont longues pour les préparateurs de kayaks. L’arrivée sur place est fixée sur le coup de 8 h 30. Le retour entre 18 h et 19 h. "On arrive une heure avant les premières descentes pour préparer les pagaies, les ordinateurs pour les identifications des kayaks, etc."

Les gestes sont ensuite reproduits à la chaîne. Ils paraissent simples mais sont physiquement éprouvants. "Les kayaks sont rangés dans des cages (NdlR : 26 kayaks par cage). On les prend à deux, on les pose sur le rail de lancement et on le fait glisser jusqu’à un collègue qui se trouve au point de départ. Il faut essayer de rester le plus droit possible et d’avoir les bras tendus au maximum. Lorsqu’une cage est vide, un cariste en amène une nouvelle."

À 15 h, Eddy et son équipe rejoignent l’arrivée de la descente, à Anseremme. Là, il faut ramasser les kayaks et les ranger dans les cages qui repartiront ensuite vers les points de départ de Gendron-Celles et de Houyet. "On débarque les gens, on range les pagaies et on glisse les kayaks dans ces cages. Mais à l’arrivée, on ne doit pas porter les bateaux. Les cages vont dans l’eau et on sait faire glisser les kayaks dedans."

Au bout de la journée, les préparateurs de kayaks sont vidés. Logique, quand on sait que les week-ends affichent complets et qu’en période de grande affluence, plus de 1.800 mises à l’eau quotidiennes sont autorisées. "L’air de rien, ce travail fait les bras. Un kayak pèse entre 35 et 50 kilos selon le nombre de places. Et puis, il y a la chaleur à supporter. L’ambiance au sein de l’équipe est importante dans ces conditions et il n’est d’ailleurs pas rare qu’on se retrouve en dehors pour prendre un verre ensemble", conclu Eddy Ponchelet.

S.M