Namur Marc de Villenfagne, l’un des acteurs touristiques, a introduit un recours au Conseil d’État.

La Croisette de Dinant n’a pas fini de faire parler d’elle. Après les terrasses, c’est au tour des pontons d’alimenter la polémique. Ou plutôt la manière dont ils ont été attribués. Marc de Villenfagne, administrateur de la Citadelle de Dinant et qui propose également des croisières sur la Meuse, a introduit un recours en annulation devant le Conseil d’État.

"Sur les dix pontons de la rive droite, sept ont été attribués à un concurrent (NdlR : Dinant Evasion de la famille Pitance) et ils sont tous en enfilade. Les deux miens sont à une extrémité alors que je demandais à être au plus près du pont Charles de Gaulle puisqu’on propose un combiné Citadelle - Meuse. J’en ai deux autres de l’autre côté de la Meuse, devant la Maison du tourisme. La Ville nous dit qu’on peut les occuper or, encore ce jeudi, un officier des voies navigables voulait dresser un P.-V. car il estimait qu’on ne pouvait pas être là."

Avec quatre bateaux d’une capacité de 70 à 150 places, l’un des principaux acteurs touristiques de Dinant ne mâche pas ses mots et qualifie l’attribution des pontons de "suspecte".

"Sur la forme, cela a été fait avec beaucoup d’amateurisme, de manière totalement arbitraire. Je ne suis même pas certain que le collège communal se soit réuni pour prendre ces décisions. L’autorité communale est tenue de motiver ses décisions, ce qui n’a pas été fait."

Marc de Villenfagne estime ne pas avoir été considéré avec respect et que les décisions n’ont pas été prises équitablement. "J’emploie une quarantaine de personnes de la localité, on réalise chaque année un travail commercial énorme pour attirer du monde à Dinant. Pour 2017, on me réclame 60.000 € de taxe touristique. Je ne veux pas de passe-droit mais j’aurais aimé être sur le même pied d’égalité que les autres."

Ce qui le dérange par ailleurs est le confort de ses clients. Sa société propose un combiné : visite de la Citadelle, descente en téléphérique et croisière sur la Meuse pour 14€. "Avec au printemps, beaucoup de groupes du troisième âge. Certains ont des difficultés pour se déplacer. Heureusement, on parvient quand même encore à les remplir. Mais la Ville de Dinant est en train d’anéantir 30 années de bonne collaboration. La balle est dans son camp."

S.M.