Namur Le bourgmestre d’Andenne ne demande qu’à rempiler pour un nouveau mandat

Depuis la fusion des communes en 1977, Andenne n’a connu qu’un seul bourgmestre : Claude Eerdekens. A 70 ans, il brigue un nouveau mandat.

Votre liste est plus ouverte à la société civile que les précédentes ?

"Oui, nous l’avons présentée à l’Arena devant 600 personnes, nous avons d’ailleurs choisi de l’appeler PSD@, et non PS. Sur les vingt-neuf candidats, il y en a dix-neuf qui sont PS et dix issus de la société civile. J’ai estimé qu’il serait judicieux qu’un bon tiers de notre liste soit composée de citoyens impliqués dans la vie associative ou d’autres milieux. Pour mener une liste gagnante, il ne faut pas convaincre les électeurs proches d’un parti, eux le sont déjà, mais tous les autres. Une ouverture permet de toucher un nouveau public."

Le CDH et Ecolo, l’actuelle opposition, vont faire liste commune. Votre avis ?

"Ce n’est pas notre problème, c’est le leur. Je ne suis pas persuadé qu’ils additionneront les voix de leurs partisans, parce que le CDH et Ecolo sont des formations politiques différentes, avec des tranches d’électorat parfois peu compatibles. Je note aussi, à titre personnel, que ce qui anime l’opposition est davantage d’attaquer l’actuelle majorité plutôt que de définir un projet."

Y aura-t-il un accord préélectoral avec le MR ?

"Je répondrai simplement que, durant ces six années, nous avons très bien travaillé, main dans la main."

Dans votre bilan, que voulez-vous mettre en avant ?

"De mon point de vue, le bilan que nous sommes en mesure de présenter est très impressionnant, nous avons travaillé comme jamais. Il y a d’abord le développement d’Andenne, visible, la ville change. Cette transformation peut être observée par tout un chacun. Ensuite, un autre thème est l’emploi. Depuis 1994, en 24 ans, nous avons créé plus de 3.000 nouveaux emplois sur le territoire andennais. Et ceci sans comptabiliser ceux qui vont prochainement apparaître dans les zonings de La Houssaie et de Petit-Warêt."

Luc Scharès