Namur Charles Paquet est accusé d’avoir enfreint la loi sur les dépenses électorales

Depuis le 14 juillet, les candidats aux élections communales doivent respecter un certain nombre d’interdictions lors de leur campagne électorale. Ils ne peuvent pas diffuser de spots publicitaires à la radio, à la télévision et dans les salles de cinéma, ni utiliser des affiches ou des panneaux publicitaires commerciaux. Interdiction également de vendre ou de distribuer des cadeaux ou des gadgets.

Pourtant, à Yvoir, un candidat semble avoir enfreint l’une de ces règles. Il nous revient que Charles Paquet, candidat sur la liste la Relève (tendance CDH et Ecolo), s’est rendu un vendredi de début août à l’atelier communal d’Yvoir avec un casier de bière et du fromage. Un geste assimilé à du racolage politique en cette période de campagne électorale et qui passe plutôt mal auprès des autres listes de la commune.

"On peut appeler ça comme on veut mais la loi électorale est claire depuis le 14 juillet. S’il voulait rendre visite aux ouvriers communaux, il devait prévenir la directrice générale qui n’était au courant de rien. C’est une pratique d’un autre temps qui, venant d’un ancien échevin et bourgmestre durant 11 mois, est difficile à admettre", explique le bourgmestre d’Yvoir et tête de liste LDB Étienne Defresnes.

Même son de cloche dans le chef de l’autre tête de liste (EPY), Bertrand Custinne. "Si les faits se confirment, on le déplore fortement. C’est contraire aux règles et assez fâcheux venant d’un homme qui a déjà prêté serment. On espère que le reste de la campagne électorale se fera avec respect."

Contacté, le principal intéressé reconnaît les faits mais conteste avoir voulu rallier les ouvriers communaux à sa cause. "Chaque année, lors de la brocante de Spontin, je bénéficie d’une camionnette de la commune. J’ai contacté le chef des travaux pour savoir si, en venant la chercher, je pouvais venir avec du fromage et un casier. J’ai eu son accord. C’était après les heures de service. Il restait une dizaine d’hommes. Je le faisais de temps en temps lorsque j’étais échevin des travaux, pour services rendus." Et de reconnaître que la période choisie n’était pas propice à cela. "Je ne m’attendais à autant de réactions. Je n’aurais peut-être pas dû faire ça cette année."