Namur "Nous devons sans cesse rappeler notre personnel", dit Marc Gilbert

Le colonel des pompiers Marc Gilbert est le chef de la zone Val de Sambre qui comprend six communes : Sombreffe, Fosses-la-Ville, Mettet, Floreffe, Jemeppe-sur-Sambre et Sambreville. Communes dans lesquelles se rencontrent tous les risques conjugués : zones d’industries à risques, zones urbaines à forte densité de population (Tamines compte 950 habitants à l’hectare) et zones rurales avec ses risques spécifiques (feux de champs, de granges, de broussailles…).

"Nous devons tenir compte des trois moyens de transport qui traversent notre zone (routes, chemins de fer et voies navigables). Pour cette année, ajoutons les maisons de repos pour lesquelles la sécheresse exige des moyens d’aide médicale urgente, les nids de guêpes (40 interventions par jour dans des conditions éprouvantes avec un équipement de protection indispensable mais qui tient bien la chaleur), etc. Du coup, nous avons eu, en juillet 2018, trois à quatre fois plus d’interventions qu’en juillet 2017. Tout ça avec le même personnel ! Les hommes commencent à fatiguer. Ils n’arrivent pas à trouver un sommeil réparateur car il fait trop chaud. Cela est particulièrement usant et je n’ai qu’une seule crainte : qu’ils développent à court ou moyen terme un burn out très grave !" , constate celui qui fut aussi commandant des pompiers de Gembloux de 1986 à 2001, avant de diriger les pompiers de Sambreville puis ceux de la zone Val de Sambre.

En tout cas, le colonel Gilbert a une grande admiration pour son personnel qui - il le reconnaît volontiers - est mis actuellement "à toutes les sauces". "Il est particulièrement disponible, car il nous arrive de donner fréquemment un coup de main aux zones avoisinantes, sans grand espoir de retour d’ailleurs, car elles sont souvent aussi voire plus mal loties que nous ! Leur personnel est lui aussi sur les genoux ! Mais, courage, la canicule devrait se terminer vers la mi-août, histoire que le personnel souffle un peu !"