Namur Muriel Robin dans le rôle de Jacqueline Sauvage

Grosse surprise en entrant dans la Cour d’assises de Namur, ce vendredi. L’emplacement où se tient d’ordinaire l’accusé est surmonté d’une cage de verre ! Première réaction : "C’est sans doute pour la prochaine Cour d’assises…" Puis quelqu’un, plus au fait de l’actu cinéma, avance le nom de Muriel Robin.

Nous obtenons confirmation auprès de Maxime Dechamps, du Clap Wallonie, le bureau d’accueil des tournages : "En effet, un film sera tourné du 21 au 23 mai au palais de justice de Namur avec Muriel Robin mais je ne connais pas le reste de la distribution… ce projet est depuis un mois chez nous et a failli nous causer des soucis. En effet, un Tatoo militaire est organisé le 22 mai à 20 h place St-Aubain, soit à peine à 50 mètres du palais de justice ! Heureusement, la gentillesse du commandant militaire de la Province, le colonel breveté d’état-major Bruno Smets a permis d’aplanir les difficultés : le timing sera respecté à la minute près pour permettre au tournage de commencer à l’heure H !"

Hélas pour nous, Maxime Dechamps n’avait pas d’autres infos, sinon le rappel des 4 films tournés au Palais en 8 ans : Jacques a vu, de Xavier Diskeuve en 2013, L’enquête, de et avec Gilles Lelouche, en 2015, Le viol, avec Clotilde Coureau et Hippolyte Girardot en 2017 et, dans les prochaines heures, Jacqueline Sauvage, réalisé par Yves Rénier, le fameux commissaire Moulin, avec Muriel Robin pour endosser le personnage de Jacqueline Sauvage, cette dame de 65 ans, victime de violence conjugale, condamnée à 10 ans (peine confirmée en appel) pour avoir, le 10 septembre 2012 abattu Norbert, son mari, de 3 coups de fusil dans le dos, parce qu’il était encore plus violent que d’habitude. Suite à une énorme pression médiatique dirigée par Muriel Robin (NdlR), cette dame a pu bénéficier de la grâce présidentielle le 28 décembre 2016. À sa libération, elle a écrit un roman autobiographique, Je voulais juste que ça s’arrête ! dont est tiré le film Jacqueline Sauvage.

R.Tom