Namur Esperanzah!, c’est une série d’animations pour toute la famille encore ce dimanche.

La chaleur n’a pas empêché le festival Esperanzah ! de démarrer sur les chapeaux de roue ce vendredi. Le taux de fréquentation était même supérieur à celui du vendredi de l’an dernier. Et pour éviter les incidents au maximum, chacun était invité à emmener sa gourde pour la remplir gratuitement.

Romeo Elvis, le rappeur bruxellois du premier soir, a mis du sien pour rafraîchir les spectateurs en vidant des bouteilles d’eau juste après avoir enflammé la scène Futuro vêtu d’un maillot aux couleurs des diables rouges.

Plus tôt dans la soirée, c’est la chanteuse Lubiana, découverte à The Voice, qui a conquis le public sur la même scène tandis que la Toulousaine Jaïn a transporté le pubic grâce à son enthousiasme communicatif.

Samedi, les têtes d’affiche étaient Naâman, Goran Bregovic et Bernard Lavilliers devant la grande foule : les tickets étaient sold out.

Il reste par contre de la place pour ce dimanche où sont attendus Melanie De Biasio, Gogol Bordello et Grand Corps Malade notamment. Les places sont vendues en ligne au tarif de 38€, gratuit pour les enfants jusqu’à 12 ans, ce qui reste abordable comparé à d’autres festivals.

"Nous tenons absolument à rester un festival accessible", affirme le programmateur du festival Jean-Yves Laffineur. "Notre projet c’est d’être, pendant trois jours, une sorte de capitale de la culture alternative, ou plutôt des cultures alternatives. Cela n’a évidemment pas de sens si plein de gens en sont exclus faute de moyens."

La concurrence existe surtout au niveau des têtes d’affiches, ce qui ne joue pas de la même manière à Esperanzah ! qu’ailleurs. "Une part importante de nos habitués viennent en confiance quelle que soit l’affiche. Et certains artistes font des efforts financiers parce qu’ils veulent venir chez nous."

À côté des concerts musiques du monde, l’abbaye de Floreffe est une destination familiale. Le nombre d’enfants et de poussettes augmente chaque année.

Un village des enfants, des animations ados et un village des possibles où l’ambiance est aussi festive que dévient les scènes et où les associations ne se contentent pas d’attendre les spectateurs dans leur stand.

Pour ceux qui ont envie de réfléchir avant les concerts, une série de projections, débats et animations sont proposées autour du thème de la campagne de sensibilisation 2018, directement sorti du tsunami #metoo : le déclin de l’empire du mâle. Même si beaucoup de spectateurs sont surtout là pour la musique et l’ambiance, le plan Sacha contre le harcèlement et les violences sexuelles ne passe pas inaperçu avec des affiches indiquant "Une remarque sexiste ? Tournée générale !"

Esperanzah ! inaugure cette année ce projet pilote avec une safe zone, un numéro d’appel d’urgence relié à un binôme de professionnels (24h/24), collecte des éventuels cas d’agressions et de harcèlement… 50 bénévoles ont été formés.


Possible avec un nouveau-né

Poze Bébé, c’est une yourte pour accueillir au mieux les tout-petits avec frigo, micro-ondes, table à langer et jeux. Les petits bouts et les parents jouiront sans entrave d’un endroit tempéré et au calme, tout à fait adapté aux petites toilettes, à l’allaitement, au repos de circonstance et autres papouilles.

Le Village des enfants accueille les 3 à 12 ans à l’abri des décibels pour vivre de folles aventures. Au programme : cabanes, bar à jus, carrousel, château gonflable, jeux en bois, cabane à histoires avec animation, grimage, fresque participative, création de doudous, couronnes de fleurs, customisation de tee-shirts, création de bijoux en tissu, fabrication d’instruments de musique en récup.

Nouveau: des animations ados

Cette 17e édition voit la création d’un espace ados et l’accueil des familles sur le festival est envisagé de façon qui se veut complètement décloisonnée.

À côté du chapiteau, au cœur du Village des saltimbanques, un espace adolescent a pris forme pour la première fois cette année.

On y propose notamment un atelier sérigraphie (apportez vos tee-shirts à customiser), du théâtre d’improvisation et un atelier proposant de faire taire le harcèlement en réalisant un portrait mettant en scène ses maux grâce à la technique du maquillage de fausses blessures.

Outre des courts-métrages d’animation, sept spectacles de rue rassemblent les générations de manière heureuse.