Namur Une étude propose deux scénarios et une série d’hypothèses quant aux futurs des provinces wallonnes, dont Namur

La remise en cause périodique de l’Institution provinciale a poussé le conseil d’administration de l’Association des provinces wallonnes (APW) à commander à l’université de Liège une étude circonstanciée sur les hypothèses d’avenir des provinces wallonnes et leurs conséquences. L’objectif de l’étude est avant tout de briser les tabous et d’oser les projections futures avec ou sans provinces.

"Je suis très heureux qu’une telle étude puisse être présentée et que des pistes soient envisagées. Je pense qu’il faut sortir du débat dogmatique de savoir s’il faut ou non supprimer les provinces. Et l’étude montre bien qu’il y a des pistes qui doivent être fermées définitivement", a déclaré le député-président du collège provincial de Namur, Jean-Marc Van Espen.

Basée sur notamment des données statistiques et juridiques, l’étude montre bien des profils différents de dépenses par matière en fonction des provinces, avec malgré tout un important budget (34 %) consacré à l’enseignement.

Ainsi, à Namur, plus de 23 millions d’euros ont été consacrés à l’enseignement entre 2014 et 2016. Une manière pour la province de soutenir la jeunesse. Parmi les autres chiffres importants : 14 millions pour la culture, 12 millions pour la santé ou encore près de 6 millions pour le social.

En conclusion de cette étude, deux scénarios sont évoqués, dont celui d’une suppression ou d’un remplacement des institutions provinciales. Ce scénario, qui est certes envisageable, présente néanmoins des limites et soulève des questions organisationnelles, pratiques et financières. D’un autre côté, outre le statu quo non recommandé, l’étude propose de réformer l’institution via notamment neuf pistes nécessitant avant tout un important dialogue avec la Région wallonne. "Nous aspirons à une réelle concertation avec les autorités régionales afin de savoir comment rentrer dans un processus de transition", souligne le président.

Parmi les hypothèses évoquées : la reprise par la Région wallonne des compétences régionales actuellement exercées par les institutions provinciales, à l’exception de la gestion des infrastructures hospitalières et des infrastructures de stimulation économiques est l’une des premières pistes proposées. Le volume financier de cette reprise représenterait environ 393 millions d’euros.

L.Do.