Namur La bonbonne de gaz était, sans doute, défectueuse. La balle est dans le camp des assureurs

L’enquête ouverte à la suite de l’explosion du 29 août dernier à Bastogne est à présent clôturée. Le service d’Enquêtes et de Recherches de la zone de police Centre-Ardenne a transmis le dossier au parquet du Luxembourg. Il contient les résultats de tous les devoirs d’enquête ainsi que les rapports des auditions.

Les trois jeunes gens, qui avaient été grièvement blessés, ont été entendus. Après Charlyne et Julien, c’est Quentin qui a été auditionné. Si l’audition de Charlyne n’a pas apporté d’éléments neufs, la jeune fille n’étant pas dans l’habitation au moment des faits, celle des jumeaux a éclairé les enquêteurs sur ce qu’il s’est réellement passé.

"Ce soir-là, je suis descendu à la cave pour changer la bonbonne de gaz, avant de préparer le repas", nous avait confié Quentin, à son retour de l’hôpital. "Après avoir ouvert la vanne pour la purger, je n’ai pas réussi à la refermer. Quand j’ai entendu le gaz s’échapper, j’ai paniqué et j’ai appelé Julien."

Julien a répondu à l’appel à l’aide de son frère jumeau. Selon lui, la vanne était défectueuse. L’explosion s’est produite quand il a touché, par mégarde, l’interrupteur. Quentin se souvient avoir réussi à sortir de la maison, mais, ne voyant pas son frère à ses côtés, il a voulu rentrer pour le sauver. Julien reste convaincu que son frère lui a sauvé la vie.

Selon les enquêteurs , l’acte volontaire est écarté. La bonbonne de gaz était, sans doute, défectueuse. La balle est dans le camp des assureurs. Ils argumenteront sur base du résultat des expertises réalisées à leur demande.

Nadia Lallemant