Namur Deux semaines après le vote reléguant l’ancienne majorité RPF dans l’opposition pour 1 seul siège on n’a toujours pas d’accord de majorité à Floreffe. C’est le constat que tout le monde peut faire et qui a poussé Philippe Vautard, tête de liste RPF à réagir. 

« J’ai pris contact avec les différentes têtes de liste sans succès. Le 19 au matin Ecolo m’informait qu’elle estimait inutile de nous voir puisqu’Ecolo venait de signer avec les représentants des deux autres listes. Dans l’intervalle, Défi était revenu à la charge en nous proposant de signer un pacte de majorité à condition de rejeter du futur Collège deux élus RPF, à savoir un échevin sortant (497 voix) et moi-même (746 voix), ce qui en dit long sur l’état d’esprit qui anime ces néo-politiciens aussi inexpérimentés que méprisants à l’égard des valeurs démocratiques élémentaires. » 

La position du RPF dans cet imbroglio est résumée par Philippe Vautard : « Selon nous, le choix de l’électeur floreffois va clairement à une majorité RPF (9 sièges et 42,16 %) - Ecolo (5 sièges et 27,09 %) qui représente donc près de 70% des suffrages valables. Cette alliance avec 14 sièges sur 19 est aussi le meilleur gage de stabilité pour la législature. En outre, nos projets respectifs pour Floreffe sont tout à fait compatibles. Rappelons par exemple que nos deux groupes sont d’accord sur le beau projet de réaménagement du Centre et ont arrêté ensemble le plan de mobilité. Pendant 12 ans, entre 2001 et 2012, nous avons collaboré avec succès dans l’intérêt des Floreffois. Nous partageons les mêmes valeurs en matière de défense de l’environnement, de la transition écologique, des énergies renouvelables. Mais aussi en termes de développement de l’enseignement, de l’éducation, de l’accueil de la petite enfance et du souci de nos aînés, de notre jeunesse. »

 Il termine en se disant patient et confiant : « Si cette lenteur est indispensable pour qu’enfin revienne la sagesse, nous prendrons le temps de la patience. » La volonté d’avoir un bourgmestre Ecolo à la tête de la commune sera-t-elle plus forte que celle d’EPF de s’y maintenir ? L’avenir nous le dira.