Namur

GEMBLOUX

Castration des porcelets : "Y en a marre !"

SOCIÉTÉ Gaia avait annoncé une action choc. Celle-ci n'est pas passée inaperçue hier matin au siège de la FWA (Fédération wallonne de l'agriculture), à Gembloux, où les membres de l'association de défense des animaux ont débarqué étendards levés (I love pigs ) en déversant une quantité impressionnante de boules roses dans le hall de la fédération. "Le but de cette action est de dénoncer la pratique cruelle que représente la castration à vif de 5,6 millions porcelets par année", explique le président, Michel Vandenbosch.

"Depuis 2002, nous avions convenu des accords avec les associations des éleveurs. Et ces accords ne sont pas respectés. La castration sans anesthésie devrait être supprimée car elle fait très mal. En 2006, on a lancé une campagne. En vain. 2007, une table ronde était organisée par M. Leterme : tous les partenaires étaient d'accord sur la suppression de cette pratique, une fois le vaccin contre l'odeur de verrat dégagée par le porcelet non castré serait agréé. Aujourd'hui, ce vaccin est disponible. Aujourd'hui. Le vaccin est homologué par les instances officielles de la Commission européenne. D'autres alternatives existent ", déplore le président.

Si l'action revêtait un caractère plus sympathique, le contact entre le directeur de Gaia et le secrétaire général de la FWA Hayez fut plus que tendu, le deuxième accusant le premier de chantage de mauvaise foi. "Vous faites partie du groupe de travail, vous participez à la négociation. Et puis vous vous introduisez ici sans vous annoncer, vous ne respectez pas la concertation, vous vous en excluez; eh bien, vous en assumez la responsabilité. Ce n'est pas une attitude de dialogue et de concertation. Vous faites de la désinformation", a indiqué Yvan Hayez en invitant les membres de Gaia à quitter les lieux.

Yvan Hayez rappelle qu'à l'heure actuelle, il n'existe pas d'alternatives économiquement acceptables pour suppléer à la castration à vif. Les éleveurs n'ont pas pour but de faire souffrir leurs bêtes mais doivent faire tourner leur exploitation les solutions techniques doivent permettre à nos éleveurs de rester compétitifs dans un environnement européen voire mondial.

Le vaccin est coûteux. Il doit en outre est soumis à des études scientifiques complémentaires.



© La Dernière Heure 2009