Namur

Les questions de son père sur les indemnisations.

François avait 20 ans ce 10 janvier 2014. Ce jour-là, il s’était levé à 4 h pour aller travailler à Gembloux. Il avait été engagé sous contrat PFI (Plan Formation-Insertion) le 6 novembre 2013 et donnait entière satisfaction à son employeur. Son travail : découper des plaques d’acier au laser. Ces plaques d’acier pesaient, d’après son papa, de 500 à 600kg et étaient amenées par des ouvriers qui possédaient le permis de conduire un chariot élévateur. 

Ce 10 janvier, pas d’ouvrier ! François décide d’accrocher la plaque à un pont transporteur pour l’amener à son lieu de découpe. Pas de chance, la plaque touche le bord de la table et se détache pour aller fracasser le dos du gamin qui est décédé au bout de quelques heures à la Clinique St Pierre à Ottignies. Aujourd’hui, Alain, son papa, est devant le tribunal, face à une nouvelle procédure. Il déplore la façon dont il a été mis sous pression par les avocats de la partie adverse pour accepter 35 % de ce qu’il aurait souhaité recevoir comme indemnités sans, à aucun moment, en révéler le montant car il aurait signé une clause de confidentialité ! 

L’auditorat du travail avait relevé 6 infractions à l’encontre de la société qui employait François, ce qui avait entraîné la mise en place d’un audit d’une quinzaine de jours. La nouvelle procédure voudrait que tant le patron de François que son responsable de stage fassent aveu de culpabilité et que la firme soit elle-seule poursuivie. Les avocats des deux parties se mettront d’accord sur le montant de l’indemnisation. Alain est assez négatif : « La vie d’un enfant ne vaut rien ! ». Aujourd’hui, Alain a envie de tout terminer : il sera absent au jugement du 28 septembre !