Namur Georges Ducoffre, ex-MR qui rejoint Défi, s’interroge sur certains projets coûteux en regard de la situation difficile des citoyens

On savait que l’ex-échevin MR Bernard Ducoffre était en négociation avec le MR pour revenir en politique. Il a même été à deux doigts de resigner avec les bleus pour le scrutin du 14 octobre. Finalement, c’est l’amarante qu’il portera aux prochaines élections communales.

Le pédiatre, aujourd’hui septuagénaire, va à nouveau plonger en politique, chez Défi cette fois. Puisque le trio de tête est connu - Pierre-Yves Dupuis, Françoise Kinet et Maxime Jonard -, la logique voudrait qu’un homme d’expérience de sa trempe pousse la liste en dernière place. À confirmer.

"Ce n’est pas vital pour moi d’être élu, mais j’ai envie de m’investir à nouveau dans la ville", dit en substance celui qui a géré les échevinats de la Culture puis de l’État civil notamment avant de partir en laissant les clés à Françoise Kinet en 2011.

S’il se dit admiratif de certains projets mis sur pied par l’actuelle majorité comme le nouveau quartier des Casernes avec sa nouvelle bibliothèque ou la passerelle, il se pose des questions sur d’autres projets qu’il qualifie de "bling bling".

Le tout alors qu’il voit tous les jours dans son cabinet pédiatrique à quel point de plus en plus de Namurois rencontrent des difficultés au quotidien. "Même si l’argent ne vient pas toujours directement de la ville, c’est de l’argent public, il ne tombe pas pour autant du ciel. Namur doit rester accueillante pour les extérieurs, mais aussi penser à ses habitants."

Bernard Ducoffre, c’est le libéralisme social dont se revendique Olivier Maingain. Il n’est ni dégoûté ni fâché avec le MR (même si certains n’ont pas encore digéré la nouvelle), mais estime que les bleus sont trop effacés derrière le bourgmestre.

Contrairement à l’ex-PS Bernard Poncelet qui rejoint le MR, de l’autre côté de l’échiquier politique, il ne s’agit pas d’un grand écart idéologique pour Bernard Ducoffre.

"J’ai lu la charte Défi qui répond à mon envie de transparence entre le politique et les Namurois. J’ai l’impression que ma liberté d’expression sera plus facile à exprimer là-bas qu’au MR. Mais je me trompe peut-être", explique-t-il.

Chez Pierre-Yves Dupuis, point de triomphalisme. Il se réjouit de l’arrivée d’un homme d’expérience "qui a plus de choses à nous apprendre que l’inverse".