Namur Vingt-cinq ans ont été requis à l’encontre de l’auteur des faits

Giovanni Brasseur est tragiquement décédé à l’âge de 45 ans, le 16 août 2016, dans son chalet à Noiseux (Somme-Leuze). Au terme de plusieurs scènes, cet ancien militaire a été roué de coups par deux frères Holthzeimer, Michaël et Jhonny. Avec quatre autres personnes issues de la famille ou de leur entourage, ils sont poursuivis à des degrés divers pour cette agression mortelle.

Ce lundi, le parquet de Namur a requis 25 ans à l’encontre de Jhonny (assassinat), 17 ans à l’encontre de Michaël (meurtre), 1 an avec sursis à l’encontre de Sabrina, Nathalie et Loïc (non-assistance à personne en danger) et 2 ans contre Steven (infraction à la loi sur les armes).

Ce soir-là, le clan Holthzeimer fêtait un anniversaire lorsqu’une patrouille de police a débarqué, demandant de faire moins de bruit. "Ils savaient que l’appel venait de Giovanni Brasseur, ils en ont remis une couche", a commenté l’avocat des parties civiles. Les chants sont allés de plus belle tandis qu’un convive importunait Giovanni Brasseur avec un laser. Steven a tiré dessus avec une arme d’air soft. Le climat entre les deux camps était tendu.

La compagne de Giovanni Brasseur venait de se mettre en couple avec Jhonny Holthzeimer et vivait avec. Après deux nouveaux appels à la police, Giovanni Brasseur a commencé à crier et à insulter. Une première fois, puis une deuxième après avoir recontacté la police à deux reprises. C’est alors que Sabrina, la femme de Michaël, a mis le feu aux poudres. "Plutôt que de l’ouvrir, va le trouver", a-t-elle lancé à son mari. Ce qu’il a fait, suivi par son frère Jhonny Holthzeimer qui a fait demi-tour pour s’armer d’une barre de fer. Début de l’agression mortelle. Michaël a porté deux coups de poing au visage de Giovanni Brasseur qui s’est écroulé dans son fauteuil. Jhonny Holthzeimer a pris le relai. "Il a porté au minimum cinq coups, vraisemblablement six ou sept avec la barre. L’autopsie a mis en évidence un traumatisme crânien facial avec de multiples fractures", a précisé le parquet de Namur.

Dans les heures qui ont suivi l’agression, personne n’a appelé les secours. À deux reprises pourtant, les prévenus sont retournés chez Giovanni en s’inquiétant de son état. Selon leurs déclarations, il dormait…

S.M