Namur

Héléna Noguerra et Fabrice du Welz ont présenté hier au Fiff Alléluia. Un film qui aura suscité des réactions diverses auprès du public. Pour la petite histoire, c’est pendant le tournage qu’est née une grande histoire d’amour entre la comédienne et le réalisateur.

Elle a d’ailleurs quitté Paris, où elle s’était installée depuis une vingtaine d’années, pour revenir en Belgique, sa terre natale. "À Paris, ils croient tous que je suis une exilée fiscale, mais je suis une exilée sentimentale. J’ai fait un regroupement familial puisque ma sœur, Lio, vit à Bruxelles elle aussi", plaisante-t-elle en ajoutant. "En plus, tout le monde pense qu’elle est belge alors qu’elle est de nationalité portugaise. Je suis la seule de la famille à être née ici donc j’ai pu choisir la Belgique à 18 ans."

Vous jouez Solange qui, dans le film, va se faire massacrer à la hache. Pas trop difficile ?

"C’est toute une chorégraphie entre les prothèses de bras et de cou en silicone entaillées et ensanglantées à la peinture, les petits tuyaux qui font arriver le sang, les indications du metteur en scène et toutes les personnes qui vont actionner tout ce dispositif. Compliqué en effet."

Il paraît que c’est vous qui avez insisté pour faire ce film ?

"Je ne connaissais pas Fabrice du Welz, mais j’avais mis la main sur le scénario. Je voulais le rôle principal de Gloria à la base."

Vous êtes trop belle pour ça !

"C’est ce qu’il a dit. Pourtant, je lui avais envoyé des photos où je n’étais pas à mon avantage. Comme il refusait, je lui ai demandé un autre rôle. Celui de Solange devait être tenu par Virginie Efira, qui est tombée enceinte, donc j’ai pu le prendre."

Vous lui dites merci ?

"Oui parce que, même si le tournage était inconfortable, je renouvellerais sans hésiter l’expérience. D’ailleurs, je dis merci à plein d’autres actrices pour avoir refusé des rôles qui m’ont ensuite été proposés. Particulièrement à mes amies Julie Ferrier et Valérie Bonneton, qui m’ont permis d’incarner Mme Gratin dans L’Élève Ducobu ! Les réalisateurs pensent rarement à moi en 1er lieu."