Namur L’exploitant visé, Olivier Pitance, estime avoir assez lâché de lest

Ce n’est pas la première fois qu’Olivier Pitance est ciblé par les attaques. Avec ce nouveau recours devant le Conseil d’État, cet exploitant parle clairement d’acharnement.

"La rivière est un endroit public sur lequel je n’ai aucune autorité. Les kayaks ne sont pas les seuls à utiliser la vallée de la Lesse. Il y a les milliers de promeneurs, les VTT, les chevaux, les riverains qui viennent faire des barbecues. Des cochons, il y en a partout. Et comme personne ne fait rien au niveau de la propreté, on remet tout ça sur notre dos."

Avec le permis qui lui a été octroyé en octobre 2017, Olivier Pitance est soumis a diverses obligations. "Je dois montrer patte blanche au niveau du nombre de kayaks mis à l’eau quotidiennement avec, en plus, une restriction en période de reproduction des poissons. Les kayaks sont pucés, comptés et je dois en plus respecter des heures de début et de fin d’activités et des débits minimums et maximums. On nettoie par ailleurs la Lesse trois fois par semaine."

Des obligations qu’il ne respecterait pas, selon les défenseurs qui souhaitent donc le voir soumis à davantage de responsabilités encore. "Les kayakistes sont sensibilisés sur le site Internet, via une brochure, à la réservation, à la confirmation et via les seaux. Et bientôt, ils devront passer par une pièce pour regarder un film de sensibilisation qu’on va tourner. Je ne sais pas faire grand-chose de plus. C’est comme sur la route. Il y a un code de la route à respecter. 90 % le font, 10 % pas. Et ce ne sont pas les concessionnaires qui vont payer leurs amendes."

Et d’ajouter qu’une étude d’incidences a déjà été réalisée. "Elle fait 600 pages et dit que le maintien de l’activité en état n’est pas un problème pour la nature. Alors, maintenant, ils viennent dire qu’elle a été mal faite…", conclu Olivier Pitance.

S.M.