Namur L’ancien échevin libéral, qui a rejoint DéFI, sera tête de liste aux communales à Bastogne

À la tête de la liste Respect aux élections communales à Bastogne, en 2012, Jean-Claude Crémer, ne totalisait que 232 voix. Ni lui ni ses colistiers n’avaient été élus. Il faut dire que la liste de l’ancien échevin libéral ne comptait que cinq candidats.

En 2018, il prendra, dit-il, la tête d’une liste complète. "En 2012, j’étais considéré comme un rebelle par les autres membres du collège", se souvient-il. "Je me suis opposé au projet de parking à deux niveaux à côté de la justice de paix. Le 26 juillet, j’ai fait cavalier seul. J’ai téléphoné à l’entreprise pour lui demander de construire un troisième niveau et d’ajouter 43 places de parking supplémentaires. Ces travaux ont été réalisés à ma demande et, aujourd’hui, j’en suis très satisfait."

Il précise que cette initiative et d’autres du même tonneau lui ont valu d’être écarté par son groupe. "Le 11 août, j’ai reçu un message d’Isabelle Lerclercq", poursuit-il. "Elle m’informait que je ne figurerais pas sur la liste @venir. Ce revirement m’a mis en difficulté. À ce moment-là, il était trop tard pour constituer une liste complète."

En campagne depuis fin octobre 2012, Jean-Claude Crémer a déjà, dit-il, réuni autour de lui plusieurs candidats dont il ne souhaite pas dévoiler l’identité.

Vice-président provincial et président de la section locale de DéFI dans l’arrondissement de Bastogne, il prendra la tête d’une liste sous cette bannière ou sous un autre nom. "Il s’agira d’une liste d’ouverture", assure-t-il. "De nombreux contacts ont déjà été pris mais je ne tiens pas à en dire plus à ce sujet pour le moment."

Selon Jean-Claude Crémer, les Bastognards veulent du changement et il pense que ce changement ne viendra pas d’une bataille fratricide entre les frères Lutgen, Benoît, l’actuel bourgmestre, et Jean-Pierre, le CEO d’Ice-Watch.

"En 2012, Jean-Pierre Lutgen avait annoncé qu’il serait probablement candidat mais il ne s’est pas présenté. Ce scénario semble se reproduire. Ce combat fratricide serait, en tout cas, stérile pour Bastogne", conclut-il.

Nadia Lallemant