Namur Les loueurs ont un nombre maximum de mises à l’eau à respecter. Des portiques sont là pour contrôler

La saison du kayak a débuté il y a plusieurs semaines avec déjà quelques belles journées d’affluence pour les loueurs. Avec une différence par rapport aux années précédentes : ceux-ci sont désormais tenus par une législation plus stricte imposée par la Région wallonne.

Parmi les loueurs, la famille Pitance est le plus gros exploitant de la Lesse. Depuis cette année, plusieurs règles sont à respecter. Le nombre de mises à l’eau quotidiennes de kayaks est aujourd’hui régulé. Et vérifiable par des portiques de comptage que le loueur doit installer, à ses frais. "On se sert du pont à Houyet pour le premier portique de comptage. Le second sera à Gendron. On utilise des caméras avec reconnaissance pour les comptages. Les premiers tests ont été effectués vendredi dernier et sont satisfaisants", explique Olivier Pitance, administrateur de Dinant Évasion. Ceux-ci ne sont toutefois pas encore opérationnels. Ils le seront dans les prochains mois.

En attendant, la famille Pitance utilise son propre système de scanner pour répondre aux exigences du permis. "On a obtenu une dérogation pour 2018. Chaque personne présente dans un kayak doit être identifiable. Avec les identités prises à la billetterie et les puces posées sur les kayaks, on répond au permis. Grâce à cela, en collaboration avec la police et le DNF, on va pouvoir mieux sanctionner ceux qui ne respectent pas l’environnement."

Reste que le principal loueur de kayaks, comme la société concurrente Libert, subit une perte financière avec cette limitation de kayaks. Mais il y voit néanmoins une opportunité de transparence. "Avant, le permis n’était pas très clair. Il parlait en ‘nombre de kayaks possédés’ , ce qui permettait plusieurs mises à l’eau par jour. Maintenant, c’est défini et net. Il y a des heures de début et de fin pour les mises à l’eau, en fonction des saisons."

Reste que pour certains défenseurs de l’environnement, le nombre de kayaks autorisés quotidiennement est toujours trop important. "Pour moi, les chiffres imposés sont logiques. C’est un compromis acceptable. Mais des gens qui ne défendent pas le même intérêt ne pourront jamais s’entendre."

Avec la nouvelle législation, une mise à l’eau quotidienne de 1.369 kayaks est permise. Les jours de grande affluence, la Lesse accueille près de 3.000 kayaks par jour. Tous loueurs confondus.

S. M.